jeudi 30 avril 2015

AVENGERS : L'ÈRE D'ULTRON (Joss Whedon, 2014)




"Alors que Tony Stark tente de relancer un programme de maintien de la paix jusque-là suspendu, les choses tournent mal et les super-héros Iron Man, Captain America, Thor, Hulk, Black Widow et Hawkeye vont devoir à nouveau unir leurs forces pour combattre le plus puissant de leurs adversaires : le terrible Ultron, un être technologique terrifiant qui s’est juré d’éradiquer l’espèce humaine." (résumé Allociné)



Peu auraient parié, lorsque Marvel a récupéré les droits de la majorité de ses persos, sur sa longévité au ciné.
Mais force est de constater que la firme est, vaille que vaille, parvenue à instaurer un multiverse cohérent qui, malgré quelques sorties de route au fil des ans (Iron Man 2 ou L'incroyable Hulk pour ne point les nommer), poursuit tranquillement son chemin et ne compte pas en rester là (avec des titres annoncés jusqu'à au moins 2020)...

Le principal souci, comme déjà évoqué en ces lieux, concerne la reprise en main de leur univers par les cadres de la maison-mère qui avancent avec, en tête, un plan d'ensemble.
Chaque film étant, ainsi, moins vu comme un produit indépendant, que comme une partie d'un Grand Tout - et tant pis pour ceux qui auraient la déconvenue d'en louper un chapitre...

Façon de faire qui, si elle s'acquitte de la logique d'une parution mensuelle sur papier, passe moins bien au ciné où le spectateur se retrouve avec la désagréable impression d'assister à un "simple" épisode - avec, qui plus est, charge d'attendre au moins six mois avant d'en voir la suite...

Passe encore lorsque le titre en question offre au moins quelque chose de distrayant (soit le minimum de ce qu'on est en droit d'attendre du genre).
Le chaland s'avouant moins tolérant quand Marvel, histoire d'aller au bout de sa logique, engage un metteur en scène venu de l'univers télévisuel dans le but avoué de poursuivre son projet à long terme : soit la transposition de ses arcs historiques sur grand écran à la manière d'une série t.v. XXL.

Joss Whedon (puisque c'est de lui qu'il s'agit) se retrouve ainsi à devoir assembler les pièces d'une machine trop imposante pour ses mimines et s'en voit réduit à devoir colmater les brèches d'un navire qui prend l'eau de toutes parts...

Outre que le film ne semble servir que de prétexte à effectuer la transition entre les phases 2 et 3 de l'univers Marvel, il a surtout beaucoup trop à dire, entre l'annonce de l'arc Infinity War et le Civil War à venir.
En plus qu'il démontre douloureusement les limites d'un réal complètement dépassé par les événements.

Pour faire court, ce tome 2 des Vengeurs accumule tous les défauts de son prédécesseur, à la puissance 100.
L'ensemble s'avère moche, terne et confus d'un bout à l'autre. La dynamique (rigoureusement identique au premier film) est usée jusqu'à la corde, les motivations du bad guy remarquablement stupides et le rythme, anémique, a de quoi laisser sur la touche les plus endurants (ça dure deux heures et demie mais semble en accuser le double).
Sans compter que ça se prend, surtout, beaucoup trop au sérieux pour ce que ça raconte.
Même l'intégration des jumeaux Maximoff, qui ne servent à rien, prouvant, par défaut, que l'équipe en charge des adaptations ne comprend, en fait, pas grand-chose à son propre patrimoine...

Un gros pas en arrière après les chouettes surprises constituées par Captain america 2 et Les gardiens de la galaxie et peut-être le pire Marvel Ciné depuis que la compagnie a repris en main les rênes des adaptations de ses comics.

Tu parles d'une chouette surprise...



(Avengers - Age of Ultron) - 2014
Réalise par : Joss Whedon
Avec : Robert Downey Jr, Chris Evans, Scarlett Johansson, Chris Hemsworth...
Nationalité : Etats-Unis
Sortie le : 22/04/15




mercredi 29 avril 2015

And justice for all...



Après un premier teaser "malickien" (qui avait mis l'eau à la bouche même des plus irréductibles ennemis de Zack Snyder), Man of Steel s'était, finalement, révélé un kouglof digne de son auteur - et dont on ne sait toujours pas lequel était le pire entre une direction artistique ignoble, un script d'une incohérence rare, un ton tellement sérieux qu'il en devenait comique et une crétinerie générale qui avait de quoi saper la résistance des plus endurants...

Qu'à cela ne tienne : voici aujourd'hui venir l'inévitable suite qui fait néanmoins hausser le sourcil dans la mesure où l'Homme d'Acier sera cette fois-ci opposé au justicier de Gotham (c'est, d'ailleurs, même le titre du film : comme ça tombe bien).

Véritable fantasme geek orchestré par un Snyder qui ne compte pas s'arrêter là puisque, poussée aux fesses par le carton planétaire des Avengers de la maison concurrente Marvel, la Warner pourrait même profiter du présent produit pour dores et déjà orchestrer l'apparition de la Justice League (qui bénéficiera ensuite de son propre film, déjà prévu pour 2018. Vous ne comprenez rien ? Rassurez-vous : nous non plus).

Le studio a, dans cette optique, signé un chèque en blanc à Zack qui se permet, pour l'occasion d'aligner un casting quatre étoiles.
À l'équipe du premier volet venant ainsi s'ajouter des noms aussi prestigieux que Jason Momoa (Game of Thrones), Gal Gadot (Fast and Furious 5), Jeremy Irons (Faux Semblants), Jesse Eisenberg (Social Network) et surtout Ben Affleck à qui incombe la lourde charge d'endosser la défroque du Batman. 

Si, malgré la jurisprudence due à la filmo de son auteur, on se gardera de tirer la moindre hâtive conclusion quant à la qualité du titre à venir, avouons que le teaser diffusé deux semaines semaines parvient, en deux minutes à peine, à faire son petit effet.
Jusqu' à instaurer un petit frisson en reconnaissant un prélude de l'affrontement entre les deux titans du titre tel qu'il apparaissait dans le Dark Knight de Frank Miller.

T'as pas intérêt à te foirer là-dessus, Zack, t'es prévenu...

mardi 28 avril 2015

La mort était au rendez-vous



Un lycéen surdoué et légèrement imbu de lui-même trouve un cahier (abandonné par le dieu de la mort) lui permettant de tuer n'importe qui en écrivant simplement son nom.
S'en servant au départ pour châtier les plus vils criminels, la situation va rapidement lui échapper jusqu'à mettre sur sa route le mystérieux L., plus grand détective de la planète... 

Tout d'abord publié, au Japon, sous la forme de manga au début des années 2000, le succès du Death Note de Tsukumi Oba et Takeshi Obata lui permit de voir adapté en série d'animation peu de temps après.
Elle-même auréolée d'une aura telle que suivirent trois films live - la qualité, disons, fort relative de ceux-ci ne leur permettant qu'une sortie dvd en dehors de leur contrée d'origine...

Pas de quoi refroidir les ardeurs des studios occidentaux (en l'occurrence, américains) qui, un oeil sur les chiffres de vente des produits à l'exportation, lorgnent depuis le début de la décennie sur une adaptation...

Un temps attribué à Shane Black (dont on a vu, à travers son Iron Man 3, à quel point il pouvait saloper une adaptation de bédé) puis à Gus Van Sant (pour une raison qui nous échappe encore), c'est aujourd'hui à Adam Wingard, notamment réalisateur de l'efficace et horrifique You're Next, que le tout semble promis.

Du sang neuf peut-être à même d'apporter le dynamisme et la morbidité réclamés par le matériau d'origine.
Si tant est que le projet ne change pas encore de mains d'ici là...


lundi 27 avril 2015

Kingsman - services secrets



"KINGSMAN, l'élite du renseignement britannique en costume trois-pièces, est à la recherche de sang neuf. Pour recruter leur nouvel agent secret, elle doit faire subir un entraînement de haut vol à de jeunes privilégiés aspirant au job rêvé. L'un d'eux semble être le candidat "imparfaitement idéal" : un jeune homme impertinent de la banlieue londonnienne nommé Eggsy." (résumé Allociné) 



Le duo gagnant Mark Millar - Matthew Vaughn se reforme donc, cinq ans après le triomphe Kick-Ass : le second adaptant à nouveau un comic-book du premier pour un résultat, euh... en tous points similaire. 

On y retrouve ainsi, fort logiquement, les mêmes défauts et qualités.
Avec pour principal grief celui d'encore s'emparer d'un genre (en l'occurence : l'espionnage à la James Bond) en tenant à se la jouer "méta" durant une bonne moitié de film. avant de faire volte-face (ou baisser les bras) et enquiller d'assez inexpliquable manière tous les clichés du genre en question.
D'où la légitime question de l'utilité de la chose...

Après, ça reste rigolo, Vaughn n'étant pas un manche.
Ça va vite, ça charcle de généreuse manière et le casting quatre étoiles assure le show (avec une mention toute particulière pour Colin Firth).

Faut juste être conscient de ce qu'on vient voir : c'est-à-dire certainement pas un équivalent à austin Powers comme il a pu être mentionné dans certains avis...



(Kingsman - Secret Services) - 2014
Réalisé par : Matthew Vaughn
Avec : Colin Firth, Samuel Jackson, Mark Strong, Michael Caine
Nationalité : Grande-Bretagne
Sortie le : 18/02/2015

dimanche 26 avril 2015

Why so serious ?





Quoi de mieux qu'une bonne actu pour relancer le blog, véritable phénix qui n'en finira jamais d'éternellement renaître de ses cendres glacées ?...

L'info du jour concerne donc l'adaptation à l'écran de la Suicide Squad : vieux titre en provenance de chez DC Comics qui, depuis quelques années, vit une étonnante seconde jeunesse.
Jusqu'à ainsi pousser Warner à en faire (après les Man of Steel et Batman vs Superman de Zack Snyder) le troisième chapitre son multiverse en cours.

Le postulat voit une équipe de super-vilains (en général, des seconds couteaux facilement sacrifiables) emprisonnés à qui une agence gouvernementale top-secret offre l'occasion de participer à une mission quasi-suicide en échange d'un allègement de peine.

Concept aussi primaire qu'alléchant, prétexte aux pires débordements, que David Ayer, tout auréolé du succès (au moins d'estime) de son coriace film de guerre Fury, va se charger d'adapter à l'écran.

Choix qu'on est en droit de trouver totalement cohérent tant ce Douze salopards version super-héros semble s'inscrire dans la lignée de son cinéma badass (voire carrément bourrin dans le cas de Sabotage).

Le réal a, pour ce faire, réuni un casting pléthorique qui comprend, notamment, pas moins que Jai Courtney (Die Hard 5), Margot Robbie (Le loup de Wall Street), Will Smith, Joel Kinnaman (Robocop 2014), Violas Davis (Hacker), le rappeur Common et on en passe...
Sans compter la plus-value, le grain de sel, ce qui fait causer tout le net depuis l'annonce du projet : le grand retour du Joker qui apparaîtra, cette fois-ci, sous les traits de Jared Leto.

Choix surprenant mais qui témoigne, au moins, du désir de Ayer de s'éloigner des précédentes incarnations du personnage à l'écran.

La première photo officielle, dévoilée avant-hier, emprunte d'ailleurs un look diffèrent des versions Nicholson et Ledger et promet de s'orienter vers quelque chose d'inédit (même si on y sent de larges effluves du Killing Joke de Moore et Bolland).
Le côté "émo" revendiqué semblant même, au vu du passif musical de l'acteur, plutôt bien vu...

On en recause, bien entendu, au fur et à mesure de l'avancée du projet...

mercredi 15 mai 2013

Same player, shoot again !




Garth Ennis a hissé la série du Punisher a un si haut niveau que le titre a rapidement sombré dans le n’importe quoi une fois qu’il l’a laissée en d’autres mains.
Les suiveurs tentant d’en vain retrouver le mélange si particulier (propre à l'auteur) d’humour très noir et d’ultra violence en finissant par patauger dans le gore le plus racoleur…
 
Qu’à cela ne tienne, Marvel a orchestré le reboot (pour une fois pas inutile) du personnage en lui offrant, pour son come-back, une équipe de ligue 1 avec rien moins que l’habitué Steve Dillon (Preacher, Punisher, déjà) aux dessins et Jason Aaron (le créateur de Scalped) au scénario.
Choix tout sauf innocent puisque cette nouvelle mouture s’annonce (pour l’instant) ancrée dans le réalisme avec un ton qui s’oriente délibérément vers celui du polar hard-boiled.
 
L’intrigue (qui compte les origines de Wilson Fisk avant qu’il ne devienne le Caïd) prenant d’ailleurs pour base, comme un aveu d’intention on ne peut plus clair, une partie de celle de Usual Suspects (Bryan Singer, 1995).
Sans doute histoire de replacer ce cher Frank Castle dans un environnement moins cartoonesque que ses dernières virées…
 
Résultat ? Une entrée en matière efficace, qui retrouve (en moins excessif) une partie du ton d’Ennis.
Le récit simple et percutant effectue le job en remettant sur les rails une série qu’on a pu croire perdue dans ses outrances.
Et annonce (si sont tenues les promesses ici entrevues), quelque chose de potentiellement lourd à venir...
 
 
 
Punisher Max, tome 1 : le Caïd de Jason Aaron (scénario) et Steve Dillon (dessins) - Panini France
 

samedi 11 mai 2013

Apocalypse now




Il fut un temps, pas si lointain, où Mark Millar n’était pas le poids lourd de l’industrie qu’il est devenu : se contentant (si on peut dire) de publier de malins récits qui ne se croyaient alors pas obligés d’à tout prix verser dans l’excessif.
 
Témoin cet Elu, écrit juste après son chef-d’œuvre Red Son et qui suit la singulière trajectoire de Jodie Christianson (clin d’œil), ado tout ce qu’il y a de plus normal d’une ennuyeuse bourgade.
Du moins jusqu’à ce qu’il sorte miraculeusement indemne d’un terrible accident et que débute une étrange épopée qui pourrait faire de lui rien moins que le Christ réincarné…
 
Avec Millar aux commandes, on se doute que le chemin de croix sera tout sauf tranquille.
De fait, le titre, iconoclaste et provoc, s’impose (en pas plus de soixante-dix pages !) comme une petite bande fort sympathique dont la noirceur ambigüe et la (relative) sobriété s’avèrent, en définitive, bien plus efficaces que les outrances dont l’auteur se rendra plus tard régulièrement coupable…
 
L'élu de Mark Millar (scénario) et Peter Gross (dessin) - Bamboo Editions
 

vendredi 3 mai 2013

L'homme à la tête de Chu




Marre des super-héros, mutants ou vilains à la douteuse psyché souhaitant dominer le monde ? Tony Chu vient à votre rescousse.
 
Si le héros inventé par John Layman est bien détective, il s’agit du premier de son espèce dans le neuvième art puisqu’agissant en tant qu’enquêteur cibopathe.
A savoir qu’il possède un sixième sens lui permettant de tout savoir de quelque chose simplement en le goûtant (cadavre plus ou moins frais y compris).
 
Bien pratique dans une ville où se déroulent d’odieux trafics en tous genres depuis que le poulet a été déclaré aliment prohibé par le gouvernement.
Ajoutez à cela d’étranges signes extra-terrestres qui apparaissent dans le ciel, un complot impliquant des vampires et un adjoint à moitié cyborg depuis qu’il s’est fait refaire le portrait à coups de hachette et on ne pourra, certes, accuser le titre de piocher dans le déjà-vu.
 
Mix de polar déjanté et de fantastique délirant, agrémentée d’une non négligeable dose de gore lui-même saupoudré d’un humour corrosif comme il faut, c’est peu dire que la série ne ressemble à rien de connu.
A l’image du dessin cartoonesque de Rob Guillory qui peut laisser croire à d’inoffensives histoires avant d’happer le lecteur imprudent.
 
Car essayer ce Chu, c'est en devenir accro !
 
 
 
Tony Chu, détective cannibale de John Layman (scénario) et Rob Guillory (dessins) - Editions Delcourt (cinq volumes parus - série en cours)
 

mercredi 1 mai 2013

Extrême Ellis





Profitons de la récente sortie d’Iron Man 3 pour revenir sur l’ouvrage qui l’a en grande partie inspiré : cet Extremis scénarisé par Warren Ellis et mis en images par Adi Granov.
 
Conçu en 2006 et servant alors de reboot à la série, l’ouvrage propose, en un même élan : un premier numéro tout à fait digne (dans lequel les origines sont habilement fondues au cours de l’histoire), une synthèse des thèmes développés autour du personnage depuis sa création et un pur récit de Warren Ellis.
Ce dernier parvenant à caser ses éternelles obsessions sur la mutation de l’humain, son rapport à la science et la nature et l’éthique qui en découle…
 
Il est, dans sa tâche, largement épaulé par Adi Granov dont le magnifique dessin photo-réaliste s’apparente par instants à une suite de tableaux.
Et qui rend compte à la perfection la froide violence de l’ensemble.
 
Un numéro qui aura tant de répercussion qu’il engendrera, en quelque sorte, la résurrection de l’homme de fer.
Avec la reprise de la série (Iron Man : Programme exécution suivra peu après avec une autre équipe aux commande), le mythique arc Civil War puis la mise en chantier du premier film réalisé par Jon Favreau en 2008 – et sur lequel avait bossé comme conseiller artistique un certain… Adi Granov.
 
Rien de plus logique, en somme…
 

mardi 30 avril 2013

Monstre et compagnie




Guillermo Del Toro (L’échine du diable, Hellboy), non content de ses mille projets pour le cinéma, s’est mis en tête de désormais investir le petit écran.
Outre le Hulk dont il parle depuis quelques mois (et dont on ne sait, au juste, où il en est vraiment), le voici qui vient d’annoncer vouloir adapter Monster pour rien moins que HBO.
 
Titre dont il souhaitait, en fait, faire l’un de ses prochains films.
Avant de sagement convenir que le foisonnant matériau de base (dix-huit volumes parus !) serait mieux traité à travers le format de la série qu’en long-métrage n’excédant pas les deux heures.
 
Le manga de Naori Urasawa, qui a déjà connu les honneurs d’une adaptation en série animée (en son temps diffusée par Canal +), offre en outre, avec son atmosphère de thriller horrifique, un parfait terrain de jeu pour le mexicain – qui écrirait et réaliserait le premier épisode avant de produire les suivants.
 
Sinon, son fort attendu Pacific Rim arrive cet été sur les écrans et il risque de déménager…
 
 

lundi 29 avril 2013

Secret Story




Il se murmure que Matthew Vaughn aurait refusé la mise en scène du prochain Star Wars pour pouvoir, à loisir, porter à l’écran le nouveau titre de Mark Millar.
Rien d’étonnant quand on sait les deux hommes poteaux comme gorets depuis que le premier a adapté, avec le succès que l’on connait, le Kick-Ass du second.
 
Dessiné par le grand Dave Gibbons (The Watchmen), The Secret Service relate l’histoire du plus grand espion britannique (hum…) qui décide de former son neveu, boloss devant l’éternel, dans l’idée de lui faire prendre sa relève et en faire un digne sujet de sa Majesté.
 
Début d’un récit 100% millarien qui, on s’en doute, va rapidement basculer dans l’outrance et l’ultra-violence avec, notamment, un délirant complot voyant des stars de cinéma se faire kidnapper.
 
Colin Firth (Le discours d’un roi), le plus anglais des acteurs anglais, aurait donné son accord pour interpréter le proto-James Bond Uncle Jack.
Tandis que Mark Hammil (Luke Skywalker forever) pourrait interpréter son propre rôle de diva hollywoodienne.
 
La sortie est dores et déjà prévue pour le 14 novembre 2014 et on s’avoue assez curieux du résultat…
 

dimanche 28 avril 2013

Iron Man 3 (Shane Black - 2013)

 





"Tony Stark, l’industriel flamboyant qui est aussi Iron Man, est confronté cette fois à un ennemi qui va attaquer sur tous les fronts. (résumé www.allocine.fr)"

C’est peu dire qu'était attendu ce troisième volet des aventures de l’homme de fer.
 
Prenant la suite non seulement d’un deuxième chapitre bien brouillon mais aussi du carton des Avengers, il suscitait surtout l’espoir par la figure de son nouveau metteur en scène-scénariste.
A savoir rien moins que l’illustre Shane Black : l’homme qui a, en son temps, redéfini les règles du buddy-movie hollywoodien avec des titres aussi fameux que L’arme fatale de Richard Donner, Le dernier samaritain de Tony Scott ou Au revoir, à jamais de Renny Harlin.
 
Black dont la première réalisation, Kiss Kiss Bang Bang, brillante variation autour des thèmes du film noir, avait permis, en lui offrant son meilleur rôle, le come-back d’un certain… Robert Downey Jr.
De quoi sortir la franchise de la routine dans laquelle le routinier Jon Favreau l’avait engluée, se disaient les plus optimistes.
 
Et c’est, en quelque sorte, exactement le cas.
Mister Shane, au-delà des qualités et défauts intrinsèques à l’ensemble, livrant un produit qui (pour le pire comme le meilleur) lui ressemble et où se retrouve presque tout ce qui fait le sel de son cinéma.
 
Ce qui le détache dores et déjà de toutes les adaptations Marvel de ces dernières années dont on dirait qu’elles se partagent un même et unique scénario et dont on pourrait échanger les réalisateurs sans que ça change quoique ce soit au résultat final.
 
Le hic (car hic il y a), c’est qu’on a, du coup, moins l’impression de se trouver devant un nouvel épisode d’Iron Man que face à une énième suite de L’arme fatale.
Evacuant rapidement du récit - malgré de constantes allusions au final des Avengers - un aspect s.f. qui ne l’intéresse manifestement pas (il n’y a qu’à voir la façon dont il traite la mythique figure du Mandarin. Ou la désinvolture avec laquelle il expédie les apports de l’Extremis de Warren Ellis et Adi Granov, censément à la base du présent script), Shane fait du Black jusqu’à la caricature.
 
Abondance de punchlines, persos charismatiques, amitié virile, généreuses fusillades et une touche de mélancolie : connaissant le bonhomme, on ne peut, certes, pas dire qu’on soit pris en traître.
Mais juste, alors, légitimement se demander s’il était vraiment la personne adéquate pour prendre les rênes de la saga.
Son apport rappelant, dans un autre style, celui d’un Nolan finissant par complètement étouffer la figure de Batman…
 
On pourra objecter, non sans raison, que ça donne un résultat toujours plus vivant que tout ce qu’a produit Marvel depuis que le studio a repris en main ses adaptations.
Ou se souvenir qu’au tournant des années 1990/2000, des gens comme Stephen Norrington (avec le premier Blade) ou Bryan Singer (avec le premier X-Men) avaient su livrer des films qui soient la fois des œuvres portant leur patte et des adaptations respectueuses du matériau originel.
 
Autres temps, autres mœurs…   



(sorti depuis le 24 avril)

 
 
 

Virtual Insanity




Après avoir bouleversé le festival de Cannes-cuvée 2008 avec Valse avec Bachir (on en parlait d’ailleurs ici même : http://globulle-bd.blogspot.fr/2009/03/lets-dance.html), Ari Folman revient cette année sur le théâtre de ses exploits : son nouveau film faisant l’ouverture de la Quinzaine des Réalisateurs.
 
Adapté d’un livre du romancier polonais Stanislaw Lem (qui avait, en son temps, déjà inspiré Tarkovski pour Solaris : c’est dire si on va rigoler) et basé sur une tortueuse intrigue de réalité virtuelle et manipulations d’images qu’on ne tentera même pas de résumer, Le congrès mélangera animation et prises de vue réelles.
 
Manière pour l’auteur de traduire sur l’écran la double réalité dans laquelle baignera l’œuvre.
Les premières images faisant inévitablement penser au travail similaire effectué par Richard Linklater sur A Scanner Darkly.
Même si on fait confiance à la sensibilité de Folman pour apporter à son film le supplément d’âme qui faisait un peu défaut à ce dernier…
 
Sortie le 13 juillet en nos contrées.
 

vendredi 26 avril 2013

Trick or treat



 
Tout être ayant du goût apprécie forcément les studios Aardman, immortels créateurs de Wallace et Gromit et Chicken Run.
Sans pour autant forcément connaitre leur meilleure création, tant celle-ci n’a jamais atteint la popularité de ses grandes sœurs.
 
Ceci pourrait cependant bientôt changer dans la mesure où le site du magazine Empire annonce que Shaun the Sheep (puisque c’est elle dont il s’agit) serait dans les starting-blocks pour passer des formats courts, qui ont fait sa renommée, au long-métrage apte à envahir tous les cinémas de la planète.
 
Lequel quittera à priori le décor de la ferme (généralement théâtre des exploits de Shaun) pour suivre le personnage-titre et ses potes moutons à la recherche de leur maître disparu dans la grande ville.
L’occasion d’à nouveau goûter (si est respecté l'esprit de la série) à la parfaite symbiose de la si particulière animation en pâte à modeler, typique du studio, et d'un humour décalé 100 % british.
 
Etant bien entendu qu’il sera élu meilleur film de l’année quand il sortira, quelle que puisse alors être la concurrence...
 
 

jeudi 25 avril 2013

What else ?




Peut-être parce qu’inonder la toile ne lui suffisait plus, Georges Clooney, une histoire vrai, le strip anar de Philippe Valette - publié sur son blog depuis l’été dernier - débarque chez Delcourt.
 
L’occasion pour les allergiques au net de découvrir la navrante épopée du super-héros le plus kitsch qui soit.
Plus de trois cents pages de total ovni : d’un mauvais esprit jouissif (on pense à du Tronchet), oscillant entre vulgarité et scatologie et bourré jusqu’à la gueule de navrantes fautes d’orthographe.
 
Ca cause caca et double-cheese burger sans qu’on sache vraiment où l’auteur veut en venir.
Ce qui n’a aucune importance puisqu'on n’a pas lu quelque chose d’aussi hilarant depuis bien longtemps.
 
Faut juste savoir où on met les pieds parce que Georges Clooney, c’est vraiment pas pour les payday !
 
 
 
Georges Clooney,  une histoire vrai de Philippe Valette – Editions Delcourt
 


mardi 23 avril 2013

Gods of War




Il n’y en a décidément actuellement que pour Tom Hiddleston  puisqu’après la news d’hier et la découverte, il y a quelques jours, de l’affiche de Thor : Dark World, voici que débarque le premier trailer du film d’Alan Taylor.
 
Et s’il est toujours délicat de juger quoique ce soit sur deux minutes de bande-annonce, disons que ce qui est ici dévoilé laisse espérer quelque chose de moins plan-plan et versant plus volontiers dans la fantasy que le premier volet.
Qui, du coup, éveille la curiosité - ce qui n’était, certes, pas gagné au vu de l’adaptation de Branagh…
 
Sans compter l’effet le plus effrayant du film : la chevelure de Loki dont on ne sait, à ce rythme, où elle s’arrêtera (ni même si elle le fera un jour).
Ca promet pour les suites…
 
 

lundi 22 avril 2013

Back from the dead




Résumé des épisodes précédents : à la base, une bédé gothique de James O’Barr. Suivie de sa cultissime adaptation par Alex Proyas (The Crow, 1994). Puis d’une série de suites de moins en inspirées au fil des ans. Avec en point d’orgue, une série t.v. cheap et mal fichue qui hanta, une période, les troisièmes parties de soirée de M6.
 
C’est dire à quel point il était temps de redorer le blason d’une franchise bien rapidement tombée de Charybde en Scylla.
Raison pour laquelle Ed Pressman (producteur en titre de la saga) avait recruté Stephen Norrington (Blade) dans le but d’initier un reboot en bonne et due forme.
Ce dernier, évoquant les habituelles « différences créatives », jetant l’éponge après un an de labeur acharné.
 
Et alors qu’on pouvait, du coup, légitimement penser le projet pour de bon enterré, on apprend aujourd’hui même que Tom Hiddelton (alias Loki le fourbe dans Thor) allait passer des essais en vue de reprendre le rôle d’Eric Draven, immortalisé par Brandon Lee.
Tandis que la mise en scène échoirait à l’espagnol F. Javier Gutiérrez, quasi-inconnu auteur d’un unique film (le thriller Tres Dias, datant de 2008).
 
Comme si telle annonce était censée rassurer qui que ce soit (on parie que cette fois-ci ne sera pas encore la bonne ?)…
 
 

dimanche 21 avril 2013

Chauve qui peut




Principalement connu grâce à sa saga 100 bullets (pour laquelle le pape songerait, paraît-il, à le canoniser), Brian Azzarello est également l’auteur de plusieurs opus qui se plaisent à revisiter l’imagerie DC Comics.
 
Témoin ce Lex Luthor qui, comme l’indique son titre, nous invite à partager les pensées de l’ennemi mortel de Superman (la plupart des textes de l’album sont des voix-off directement extraites de son esprit).
La brillante idée du récit étant de le présenter non comme le cinglé mégalo qu’on a l’habitude de croiser mais comme un ingénieur philanthrope et génial visionnaire qui ressent la présence du natif de Krypton comme une réelle menace pour la planète.
 
« Tous les hommes naissent libres et égaux : mais tu n’es pas un homme. Tu as décidé de protéger l’humanité : mais quand tu ne seras plus de leur côté, qui les protégera de toi ? »
Pertinentes questions qui permettent à Azzarello de construire une intrigue toute en noirceur et manipulations comme il les aime.
 
Le dessin photo-réaliste de Lee Bermejo accentuant, de son côté, la froideur d’un ensemble qui donne à découvrir la mythologie de l’Homme d’Acier sous un autre angle (même qu’il serait avisé de la prendre comme exemple en cas de suite au film à sortir de Snyder).
 
Les deux se sont d’ailleurs tellement bien entendus qu’ils remettront le couvert, trois ans plus tard, pour un Joker tout aussi réussi.
 
 
 
Lex Luthor de Brian Azzarello (scénario) et Lee Berjemo (dessins) - Panini Comics (2006)
 

samedi 20 avril 2013

Days of our Lives




Peut-être craignent-ils de s’ennuyer depuis que les droits de Star Wars ont filé chez Disney et que leur échappent peu à peu tous les persos en provenance de chez Marvel, toujours est-il que les boss de la 20th Century Fox préparent une adaptation de Snoopy (a.k.a. Peanuts dans la langue de Shakespeare) en vue de la sortir d’ici 2015.
 
Et parce que la plus élémentaire lucidité les empêche de vouloir initier une horreur hybride à la Garfield (ou pire encore : une pellicule entièrement live à la manière du récent Boule et Bill), c’est l’option du bon vieux cartoon qui a été retenue.
 
Mais pas n’importe lequel, attention : le président du studio, Jim Giannopulos, ayant déclaré lors ‘une récente conférence de presse que l’ensemble allait (on cite) : « changer l’animation telle qu’on la connait » et « que personne n’allait en croire ses yeux à la vue du résultat » (rien que ça)…
 
Si on ne demande qu’à être ébloui de la sorte, on espère surtout que sera conservé le ton si particulier, attachant et mélancolique, de Charles M. Shulz.
Ce qui n’est gagné pour un titre qu’on imagine débarquer au milieu de l’été et principalement viser un public juvénile…
 
 

vendredi 19 avril 2013

Si j'avais un marteau...




On reste dans les figures Marvel puisque vient d’être dévoilée la première affiche officielle de la suite de Thor (poétiquement sous-titrée Le monde des ténèbres pour l’hexagone), qu’on verra ici débarquer fin octobre.
 
On y retrouvera la même fine épique que dans le premier, si ce n’est que le fourbe Loki (dont la propension à, de film en film, toujours foirer ses plans de domination galactique va bientôt le faire ressembler à Gargamel) sera cette fois-ci épaulé des tout aussi affreux Malekith et Kurse (respectivement incarnés par Christopher Eccleston et Adewale Akinnuoye-Agbaje), bien décidés à s’emparer du gros marteau du dieu du tonnerre afin de l’aplatir jusqu’à ce que mort s’ensuive.
 
C’est au niveau de la réalisation qu’on note un changement, Kenneth Branagh ayant cédé sa place à Alan Taylor, un habitué des séries t.v. haut-de-gamme (Les Soprano, Rome, Mad Men) qui signe ici sa première mise en scène pour le grand écran.
 
Non pas que ça devrait changer grand-chose…