vendredi 1 février 2008

Série W

On pense toujours le pire atteint et l'Homme, sans cesse, parvient à surprendre par sa capacité à repousser les frontières du Mal. Une nouvelle étape vient ainsi d'être franchie avec l'adaptation de LARGO WINCH, la série anxiogène de Philippe Francq et Jean Van Hamme (alias le Paul-Loup Sulitzer de la bédé), dont le premier teaser peut être consulté exactement ici même : http://www.dvdrama.com/news-24445-largo-winch-le-teaser.php

Mettant en scène le gars Largo, play-boy patenté que la mort subite de son milliardaire de père adoptif va projeter à la tête d'un cartel financier un peu moins important que le Vivendi de la belle époque, les albums (pompeusement présentés comme "série d'aventures pour adultes" et qui s'adressent en fait au lectorat du "S.A.S." de Gerard De Villiers) représentent les parfaits exemples de ce que la bédé peut produire de pire et pourquoi elle est, à l'aube du 21ème siècle, encore considérée avec mépris par beaucoup comme un sous-genre pour adolescents sérieusement retardés (bon, on a l'air de se moquer, comme ça, mais précisons tout de même, à toute fin utile, que le "XIII", du même Van Hamme, est encore pire dans la laideur et la bétise crasse).

Faisant suite à une série télé en tous points oubliable qui a, ces dernières années, régulièrement pollué les grilles de M6, on fait confiance à Jérome Salle (ANTHONY ZIMMER), réalisateur de la chose, pour établir de nouveaux paramètres en matière d'inutilité et de mauvais goût.
Pour un peu, on s'étonnerait presque que le tout ne soit pas produit par Besson, tiens...

jeudi 31 janvier 2008

Septième choc (ça fait mal)

Pour confirmer l'avis éclairé de capitaine stupide. Luc Besson, le Midas des temps modernes (à ceci près que tout ce qu'il touche se transforme en bouse) dixit Capitaine Stupide, annonce son intention de "promouvoir le travail de jeunes auteurs à travers le monde, et plus spécifiquement des pays de l’est, vivier regorgeant de talents méconnus rêvant de la France, pays qui honore comme de vrais artistes les dessinateurs de BD". Sa maison d’édition Septième choc compte aussi "faire lire les scénarios des auteurs par le comité de lecture d’Europacorp, pool de professionnels spécialistes de l’écriture, pour pointer les éventuels défauts techniques d’une histoire." L’objectif est de "publier une nouvelle génération de BD à thème urbain ou social, tout en constituant un catalogue avec des albums restant dans la tendance actuelle (aventure, Heroic Fantasy, Space Opera, manga…)."
Luc Besson est arrivé...ça fait mal et peur!
Je ne mettrais ni lien ni photo je crois que ça n'en vaut pas la peine, pour preuve ci-dessous les titres des albums parus en janvier 2008 (lancement officiel) :
- Winter Freaks
- Le Dico des Femmes
- Le Dico des Hommes
- Taxi - Gangstars
- etc.

A venir : le Profileur

Bon il en faut pour tous les goûts non!?

mercredi 30 janvier 2008

Cul-sec

Tardi adapté au cinéma, c'est pour bientôt ! Et plus précisément ses aventures d'Adèle Blanc-Sec, parfaite introduction à l'univers si particulier de l'artiste.

Ecrivain atypique menant, dans le Paris des années folles, des enquètes qui ne le sont pas moins, Adèle se retrouve régulièrement confrontée à des phénomènes occultes, situations étranges, personnages pour le moins borderline et monstres de tout poil. Soit le fond de commerce de l'une des meilleures séries du genre que Tardi mène, comme à son habitude, de main de maître par la grâce de son trait faussement naturaliste et son humour décalé.

Tout ceci serait, ma foi, fort encourageant si on ne venait d'apprendre que celui qui a posé une option pour rien moins que trois films (les trilogies, c'est à la mode) n'est autre Luc Besson, le Midas des temps modernes (à ceci près que tout ce qu'il touche, lui, se transforme en bouse). De quoi légitimement s'inquiéter concernant le traitement infligé à l'oeuvre. Surtout quand on se rappelle le sort réservé par le même au précédent héros de papier qu'il avait fait vivre sur grand écran (chanceux sont ceux qui n'ont pas vu MICHEL VAILLANT et ne connaissent ainsi pas le sens du mot "souffrance").

D'autres prochaines infos afin de tout savoir sur les réalisateurs et acteurs des choses. Mais que personne ne presse, hein, on a tout le temps...

Angoulême 2008



L'évènement le plus médiatisé de la bande dessinée vient de s'achever dimanche. Coté palmarès je souhaite tout d'abord saluer le libraire et son excellent flair (c'est de bonne augure pour la suite) qui a prédit la victoire de "Là ou vont nos pères" de Shaun Tan. En tout cas je n'ai pas de critiques sur ce palmarès, les indispensables et le grand prix remis au duo DUPUY-BERBERIAN, je trouve tout cela très bien et très mérité. Ma critique (il faut bien râler sur quelque chose) concerne d'avantage l'organisation du festival que j'ai trouvé moins bien réussi que les années précédentes.
C'était pourtant le retour dans le centre d'Angoulême, après un petit exil l'année dernière, mais j'ai trouvé que les exposants avaient des stands plus petits, où ils ne proposaient quasiment pas de sorties en avant première et où les auteurs se faisaient rare. Bref on sentait comme un parfum de restriction budgétaire: "la place coûte cher, on réduit la taille du stand et on invite moins d'auteur et puis on a déjà fait toutes nos sorties pour Noël". Je tiens à dire que pour les visiteurs, aussi, la place coûte cher (13€ la journée). Et on paye entre autre pour accéder aux stands des éditeurs, pour avoir le droit d'acheter des bouquins, alors on aimerait que ce ne soit pas les mêmes que ceux vendus à la librairie du coin.
Mais heureusement il y a l'édition indépendante et alternativer me direz vous. Oui ils sont là! Les alternatifs sont parqués dans un petit chapiteau, bien rangés dans des petits clapiers. J'ai pas compris pourquoi il n'était pas dans la bulle New york avec les indés... sans doute une histoire de sou. D'ailleurs lors de la remise du prix de la BD alternative, le lauréat TURKEY COMIX en a profité pour passer un petit coup de gueule et dénoncer le traitement de la BD alternative par le FIBD (à voir ici).

Sinon pour ne pas être trop négatif, j'ai bien apprécié l'expo sur Munoz et la BD argentine, la maison des auteurs proposait aussi une belle expo sur le travail de ses résidants. Et puis j'ai assisté à une conférence très intéressante sur BD & Internet avec entre autre Boulet et Trondheim, où j'ai appris que je n'ai pas le droit d'utiliser des images qui ne m'appartiennent pas pour illustrer mes articles. Damned!! (j'ai le droit de le dire sans mettre le copyrigth?)

mardi 29 janvier 2008

Over the top

Le bras de fer quel noble sport! Ruppert et Mulot ont lancé l'idée d'un championnat de bras de fer dessiné sur leur site www.succursale.org. Allez jetez un coup d'œil c'est assez marrant.

L'OuBaPo serait-il de retour!?

En quelques mots les règles, enfin il s'agit de mon interprétation :
- un face à face (c'est mieux pour un bras de fer)
- un vainqueur connu d'avance
- mais le perdant en se révoltant peu également gagné (ça dépend des combats)
- utilisation d'un même mobilier (dessiné par les deux organisateurs)
- intervention des arbitres possible
- narration libre

Y aura-t-il une suite? c'est pas dit sur le site. Donc à suivre...

samedi 26 janvier 2008

Petit robot

Les grandes figures en provenance de l'empire du soleil levant ont la côte. Alors qu'on attend pour bientôt le SPEED RACER des Wachowsky, David Bowers, réalisateur du sympathique SOURIS CITY (rencontre au sommet un peu décevante entre les écuries Aardman et Dreamworks, sortie l'année passée) vient d'être désigné comme responsable sur grand écran de la destinée d'Astro, le personnage culte d'Osamu Tezuka.
Création la plus illustre du maître du manga, ASTRO BOY est considérée comme l'une des oeuvres les plus importantes de son temps, rien moins que celle qui a permis de faire émerger le genre en Occident. Faisant suite au manga paru dès 1952, son adaptation télévisuelle fut même la première série animée nippone à voir le jour. Créé par le docteur Balthus à la suite de la perte de son fils puis rejeté par ce dernier et alors recueilli par le professeur Caudrine, Astro s'en va aller vivre mille aventures et affronter autant de périls dans un Japon futuriste où cohabitent, de façon plus ou moins sereine, humains et robots.
C'est le studio d'animation Imagi Studios, qui nous a offert l'an dernier une nouvelle version (ma foi fort sympathique) des TORTUES NINJA, qui produit le tout et devrait à cette occasion adopter le même procédé de 3-D fluide et stylisée. En attendant donc prochainement, si la logique suit son cours, les adaptations de GOLDORAK, CAPITAINE FLAM ou encore COBRA, propres à réjouir l'enfant émerveillé qui sommeille en chaque trentenaire nostalgique...

vendredi 25 janvier 2008

Heath Ledger (1979-2008)

Bon, "Globulle" n'étant pas "Voici", on va tâcher de ne pas donner dans la commémoration larmoyante. Mais juste signaler la disparition de Heath Ledger, l'un des jeunes acteurs les plus prometteurs de sa génération, retrouvé mort Mardi, à son domicile.
Notamment aperçu dans CHEVALIER, LES FRERES GRIMM ou le récent I'M NOT THERE, l'acteur avait conquis sa célébrité avec LE SECRET DE BROKEBACK MOUNTAIN dans lequel il partageait l'affiche avec Jake Gyllenhall.
Et était attendu par les fans de comics du monde entier, impatients de le découvrir en Joker dans l'événementiel (euphémisme) BATMAN : DARK KNIGHT de Christopher Nolan.
Si son décès ne remet pas en cause le film (dont le tournage est achevé depuis quelques semaines), il influera bien évidemment le sort du personnage concernant d'éventuelles séquelles.
So long, Joker...