dimanche 13 février 2011

Marteau-piqueur


Ceux qui sont restés jusqu'au bout du générique d'IRON MAN 2 (faut-il qu'ils en aient eu envie) l'avaient compris : la prochaine figure à transposer sur la toile la mythologie en provenance de chez Marvel (et, lui aussi, ensuite intégrer cette décidément fort pléthorique équipe des Vengeurs) ne serait autre que Thor, l'un des super-héros les plus improbables de l'histoire des comics.

Demi-dieu viking rendu mortel et amnésique par son père Odin (soit-disant dans le but de lui apprendre l'humilité. Mesure pouvant sembler un brin démesurée mais, après tout, pourquoi pas : loin de nous l'idée de lui donner des conseils sur l'éducation de descendance), il évolue sur Terre sous les traits du docteur Donald Blake (guère de chance qu'il n'ait été balayeur, cela va sans dire).
Jusqu'à ce qu'il retrouve son marteau Mjölnir qui lui fait recouvrer une partie de ses pouvoirs et endosser le sens de responsabilités qui le mènent jusque sur Asgard, le monde des divinités nordiques...

Sûr qu'on est loin des ambiances purement urbaines généralement de mise dès lors qu'un personnage en collant se pique de rendre justice.
Ce qui peut autant s'avérer comme bonne chose (étant donnée la relative originalité du matériau de base) que mauvaise (si l'équipe en charge de l'ensemble se laisse déborder par l'outrancier kitsch qui menace de submerger chaque case de la bédé originelle)...

On ne sera, sans préjuger du résultat final, que malgré tout moyennement rassuré par la surprenante présence derrière la caméra de Kenneth Brannagh, plus connu pour ses pompières adaptations de Shakespeare que son amour des comics.

Cela dit, il faut avouer que le trailer (à qui on ne pourra, certes, pas reprocher une excessive finesse) donne quand même envie d'en voir un peu plus.
Ce qu'on peut être faible, quand même...

samedi 12 février 2011

God bless(e) America


Marvel ne chôme décidément pas puisque, quelques jours avant celui des X-MEN, s’était, à l’occasion du Superbowl, dimanche dévoilé le premier teaser de CAPTAIN AMERICA.

Futur blockbuster qui, contrairement au futur X-MEN, n’appartient pas à la collection « Origins » mais bel et bien à celle des « Avengers » (il y a de quoi s’y perdre).
Cette dernière se proposant d’en effet présenter chaque membre (ou presque) des Vengeurs à travers son propre film.
Avant (en cas de convaincant succès) de les réunir sous la même bannière (étoilée) : le projet est déjà dans les starting-blocks et sera, si tout se déroule comme prévu, chapeauté par Joss Whedon (BUFFY).

Après IRON MAN et le HULK de Leterrier, la nouvelle force de frappe de la future super-équipe n’est ainsi autre que l’héroïque Steve Rogers, chétif trouffion lors de la seconde guerre mondiale qui, à la suite d’une expérience menée par son armée, se mue en super-soldat patriote qui atomise quiconque ne sanglote pas à l’écoute du « Star Spangled Banner ».

Mis en scène par l’honnête artisan Joe Johnston (responsable de quelques bobines aussi sympas qu’oubliables telles que JUMANJI ou le troisième volet de JURASSIC PARK), l’ensemble, à la vue de cette première bande-annonce, promet du spectaculaire à défaut d’une réelle inspiration.
A l’image, en somme, de ce que Marvel offre à ses fans depuis 2008, date à laquelle le studio a repris en main les destinées de ses héros sur grand écran.

Prochaine pièce du dossier : le THOR de Kenneth Brannagh dont on cause dès demain...

vendredi 11 février 2011

Rentrée des classes


Popopopo !
Tout est certes possible en ce monde cryptique. Mais de là à penser que ce si pertinent blog se verrait un jour réactivé…
Cette année naissante assiste pourtant à la résurgence (pour l’instant bien timide mais sait-on jamais) de quelques lignes tentant de modestement rendre compte de l’actualité du neuvième art.

Et on commence, comme au bon vieux temps (« Good ol’ time » comme le proclameraient des cowboys texans se remémorant avec nostalgie leur jeunesse enfuie) avec une exclu ciné puisqu’aujourd’hui même vient d’apparaître sur la toile le trailer de X-MEN : FIRST CLASS.
Soir rien moins que le dernier-né de la franchise mutante.

On résume pour ceux qui n’ont pas suivi (et à qui on pardonne aisément : comment auraient-ils pu savoir quoique ce soit sans mise à jour du blog ?).
Nullement décidée à mettre un terme à la saga, en dépit d’un troisième épisode qui faisait disparaître la moitié de ses têtes d’affiche, la Fox a dégainé l’arme ultime en lançant une nouvelle franchise (finement intitulée X-MEN ORIGINS) qui se propose de retracer les débuts des figures-clés de l’univers en place.
Habile façon de continuer à labourer un terrain connu sans démesurée prise de risque et ainsi caresser tout fan dans le sens du poil en attendant un « vrai » prochain film.

Faisant suite au catastrophique WOLVERINE de Gavin Hood (à l’aise l’une des cinq pires adaptations Marvel), c’est ainsi aujourd’hui les jeunesses tourmentées du prof Xavier et de son meilleur ennemi Magneto que le studio se propose de relater.
Appelant pour l’occasion au poste de réalisateur, en un retournement de situation quasi-karmique, Matthew Vaughn (LAYER CAKE, STARDUST), dont on se rappelle qu’il fut longtemps rattaché à X-MEN III avant de devoir, pour de fort mystérieuses raisons, céder la place à Brett Ratner (pour le résultat que l’on sait).

Faut-il croire que le britannique, malgré son KICK-ASS réalisé entre-temps, n’est pas plus rancunier qu’il n’avait entièrement assouvi son envie de diriger une adaptation de comics.
Dans la mesure où le voici à la tête du projet casse-gueule du moment, tant le public, suite aux deux injures signées Ratner puis Hood, attend de voir si, enfin, un metteur en scène capable saura prendre la digne suite de Bryan Singer.

Si les images dévoilées ne renseignent guère sur la qualité du produit fini, comptons sur l’ex-acolyte de Guy Ritchie pour relever le niveau d’une série qui menaçait de dangereusement prendre l’eau en livrant, comme à son habitude, un produit solide et racé à défaut d’être génial (mais on ne demande qu’à être surpris).

Il sera en cela aidé par un casting à priori pertinent, dominé par les bientôt stars James McAvoy (dans le rôle d’un Xavier encore sur ses pattes et chevelu) et Michael Fassbender (qui apprend à tordre toute argenterie rien que pour emmerder son entourage à l'heure du diner) qui ont chacun déjà connu l’honneur douteux de participer à une adaptation de bédé (WANTED pour le premier, 300 pour le second).

Pas sûr, qu’en l’occurrence, ça rassure grand-monde…


jeudi 18 juin 2009

Quelques idées de lecture pour tuer le temps!

On peut franchement dire que c'est pas la joie au niveau des sorties en ce moment. Mais en temps de crise (enfin il parait que ça ira mieux en 2010, ouf!) c'est tant mieux pour le porte monnaie. Heureusement pour vous, chers amis, votre libraire virtuel veille et trouve encore des titres qui tiennent la route.

Allez on y va.

Pour commencer je vous conseille Le visiteur du Sud ou le journal de Monsieur Oh en Corée du Nord. Le tome 1 paru aux éditions Flblb, prix Asie ACBD en 2008 lors de Japan expo, relatait l'arrivée en 2002 de Oh Yeong Jin en Corée du Nord dans le cadre d'une coopération Nord-Sud. Ce premier tome laisse entrevoir de nombreux points communs mais moult points de divergences notamment d'ordre culturelles ou sociales. Le tome 2 enfonce le clou et souligne les incongruités et les décalages entre habitants du Nord et du Sud. Proche du dessin de presse, ce journal intime présente une Corée du Nord loin des clichés. Vraiment à découvrir.

Dans un autre registre, Jeffrey Brown revient avec un nouveau récit auto-biographique. Après Theresa dans Clumsy et Alison dans Unlikely, voilà Sophia dans Aeiou qui clôt la trilogie amoureuse de l'auteur. Aeiou signifie Any Easy Intimity of Us (fragments de notre intimité). et effectivement c'est intimiste mais il a l'art et la manière de nous faire passer ses sentiments et ses émotions. Soutenu par Chris Ware ou Daniel Clowes, son travail se rapproche plus des trois déglingos à savoir Joe Matt, Seth et Chester Brown.

Depuis 2005, David de Thuin s'auto-édite et nous propose des petits riens vraiment sympa. Après le roi des bourdons et la colère dans l'eau, Pollen est un recueil d'histoires courtes de 60 pages en noir & blanc. Petites histoires sans prétention dans la lignée de Macherot et Trondheim. À travers son petit monde animalier, il propose une caricature de la société des hommes, dans une ambiance écolo.

Et pour terminer Virginia de Dash Shaw. Après Bottomless Belly Button, mon coup cœur 2008 et grand oubli d'Angoulême, Ça et Là publie le premier ouvrage de ce jeune prodige américain (et oui). Virginia, bibliothécaire, véritablement mal dans sa peau, part au chevet de sa mère. De retour dans sa ville natale, elle va faire la rencontre d'un jeune musicien qui lui rappelle son amour d'enfance. Histoire d'amour absolument pas romantique on navigue entre le présent et le passé. Moins imposant que Bottom, l'auteur réussit encore une radiographie d'une famille en crise. Indispensable! et félicitation à cet éditeur pour son travail sur la maquette. Cette version cartonné en monochromie rouge (différente de la version américaine) apporte un vrai plus.

Lecture en cours
Gaspation de Charlie Schlingo
Le roman graphique des origines aux années 1950

Britten & associé de Hannah Berry

lundi 8 juin 2009

L'actu en patates

Martin Vidberg fait partie des blogs invités sur le site Internet du Monde. Depuis janvier 2008 le blog regroupe ses dessins d'humeur et d'actualité.

J'avais envie de vous faire partager le post du 7 juin qui résume assez bien les élections européennes!!!

Blog Martin Vidberg

Lecture en cours : Berlin T1 de Jason Lutes

mercredi 3 juin 2009

Chassés croissés T1 de Kang Full

A chaque annonce de la sortie d'un album de Kang Full, je trépigne d'impatience. Comme un déglingo que je suis, je me suis bien évidemment jeté sur le nouvel ouvrage de ce jeune coréen. Véritable star au pays du matin calme, l'ensemble de ces livres sont adaptés au cinéma. Plutôt discret de notre coté et plus généralement des manhwa, faut dire que le manga a tendance tout écraser, il poursuit son petit bonhomme de chemin chez Casterman.

Les histoires de Kang Full font parties des lectures indispensables. Avec son style graphique très particulier, qui semble naïf de prime abord, il réussit au fil des pages à nous faire partager tellement d'émotion : de l'horreur avec l'Appartement, de la tendresse avec l'Idiot et de l'angoisse avec Timing (tous ces titres sont parus chez Casterman). Il revient ici avec le thème de l'amour.

Yeon-Woo, la trentaine, timide voir un peu idiot, croise chaque matin une jeune lycéenne dans l'ascenseur. L'oubli d'une cravate va faire naitre une véritable complicité qui se transforme très vite en une amitié amoureuse. Mais la différence d'âge deviendra-t-elle un obstacle?

Ce que j'apprécie chez Kang Full c'est cette manière d'installer les histoires. Narrateur hors pair, il multiplie les points de vue installant un véritable suspens. Le jeu des couleurs est également un point important de sa narration permettant de mettre en avant les émotions des différents protagonistes.

En 1 mot : c'est du bonheur

Lecture en cours : Le visiteur du sud T2 chez Flblb (bd coréenne aussi!)

samedi 14 mars 2009

Panique dans les salles



Stephane Aubier et Vincent Patar, immortels créateurs des courts animés "Pic-Pic, André et leurs amis", voient leurs ambitions à la hausse en adaptant pour le grand écran leur série-culte PANIQUE AU VILLAGE.

Mettant en scène les figurines Cow-Boy, Indien, Cheval et leurs proches au sein d'aventures surréalistes, les modules de 5 mns (rassemblés sur un dvd qu'il est obligatoire de posséder) prennent désormais la forme d'un long-métrage dont on peut avoir un avant-goût grace au teaser dévoilé aujourd'hui et qu'on imagine à l'image de ses prédécesseurs : autre, hilarant, génial...

Qui a envie d'en savoir plus, avant la sortie, ira faire un tour sur le site officiel qui promet, ma foi, de bien belles choses : http://paniquelefilm.b347.com/

VIVEMENT OCTOBRE, BON DIEU (à prononcer avec la voix du fermier Steven) !