Toujours au rayon adaptations,
voici que se profile (en direct des écuries Marvel) le troisième volet des aventures de Tony Stark - alias l’Homme
de Fer. Qu’on annonce cette fois-ci aux prises avec non seulement plusieurs
super-vilains (dont un Mandarin new-look incarné par Ben Kingsley) mais également un mal-être intérieur de plus en plus prononcé : peut-être histoire d'enfin faire apparaître l'alcoolisme qui a rongé le personnage lors de quelques-uns de ses plus fameux récits ?…
Reste que si le script peut faire penser à l’influence toujours bien
présente des errements tourmentés de la trilogie Batman initiée par Nolan, la
bande-annonce récemment dévoilée laisse aussi penser que la castagne sera néanmoins
(et heureusement) présente au rendez-vous.
Sans compter un sens de la punchline qui rappelle (à ceux qui
l’avaient oublié) que c’est bien Shane Black (auteur du script de L'arme fatale) qui se trouve derrière la caméra.
Ce blog renaissant de ses cendres plus souvent que n’importe
quelle héroïque figure, il semble tout à fait logique que la première news de
cet énième retour concerne le plus illustre immortel de l’histoire des
comic-books, j’ai nommé M. Logan a.k.a. Wolverine (ou Serval pour ceux qui ne sont jamais sortis - et comme on les comprend - de leurs jeunes années).
Le hasard faisant, comme chacun sait, fort bien les choses,
c’est justement aujourd’hui que la Fox vient de dévoiler le premier trailer de The Wolverine, séquelle de la chose
sortie sur les écrans il y a trois ans et qui avait fait pleurer (et pas de
joie) les quelques irréductibles que le troisième volet des X-Men n’avait pas encore totalement
dégouté...
Mis en boîte par James Mangold (Kinght and Day), le récit s’inspire du
récit - écrit et dessiné par le tandem Chris Claremont/Frank Miller - qui voit Wolvie
exilé au Japon afin de se la pêter et d’y affronter des hordes de samouraïs fort agressifs (pour
faire court).
S’il est difficile de se faire le moindre avis sur les images lâchées par le studio, au moins est-on en droit
d’espérer quelque chose de spectaculaire et, espérons-le, en tous cas moins lise et moche que le premier film – non que la
barre soit placé très haut mais sait-on jamais (c’est qu’on a, depuis le temps,
désormais appris à se méfier)…
Il semblerait, après moult rebondissements, que l’adaptation
live d’Akira ne voit finalement pas le jour – en tous cas pas dans l’immédiat
et vraisemblablement pas sous bannière américaine.
Fleurissent du coup sur la toile plusieurs artworks ayant participé, ces dernières
années, à l’élaboration des projets successifs.
Lesquels permettent de constater à quel point les intervenants (aussi
talentueux soient-ils) ne sont jamais parvenus à s’éloigner du style de Katsuhiro
Otomo, jusqu’à en effectuer un quasi-copié-collé qui n’encourage pas à l’optimisme
sur ce à quoi aurait ressemblé le résultat final…
Mais c’est toujours sympa d’ainsi visualiser des
pages qui resteront à jamais ( ?) inédites…
Tout comme avant lui Wes Anderson (Fantastic Mr Fox), Zack Snyder (Le royaume de Ga’Hoole) ou encore Steven
Spielberg (Tintin), Patrice Leconte
va, lors de son prochain film, effectuer l’atypique passage du film live au
long-métrage d’animation à travers sa relecture du Magasin des suicides de Jean Teulé.
Butant depuis plusieurs années sur la transposition
de ce conte macabre, Leconte entrevit, en effet, la lumière le jour où
son producteur lui donna l’idée de transmuer l’ensemble en film d’animation.
Le premier pour un réalisateur qu’aucun challenge
n’a jamais effrayé et qui ne fait, en fait, même que revenir à ses propres sources : en l'occurence, celle de
ses jeunes années d’illustrateur au sein du magazine Pilote.Lui dont le premier long-métrage, souvenons-nous en, n’était
autre que Les W.C. étaient fermés de l’intérieur,
adaptation devenue culte (certes, pas forcément pour les bonnes raisons) de Marcel Gotlib…
Se déroulant au sein d’une ville si déprimante que la boutique la plus florissante de l’endroit est celle proposant tout bon moyen pour en finir avec une pesante existence, l'ensemble, s'il fait (de part son sujet
et son parti-pris graphique) inévitablement penser à l’univers de Tim Burton,
pourrait proposer quelque chose d’inédit au sein de l’animation hexagonale - c'est tout le mal qu'on nous souhaite.
Rendez-vous en salle le 26 septembre pour
confirmation…
Faisant partie des très rares auteurs de bédés
ayant réussi leur passage du papier au grand écran grâce aux Beaux gosses, Riad Sattouf (Les aventures de Jérémie) vient d’entamer
la préparation de Jacky au royaume des
filles, son second long-métrage au pitch alléchant qui met en place un pays
imaginaire sous le joug d’une dictature matriarcale – au sein de laquelle les
hommes sont notamment obligés de porter le voile.
Les plus attentifs auront reconnu là la base d’une
histoire de Pascal Brutal signée de l’auteur
qui mettait en scène une situation analogue (mais en Belgique, pour le coup).
Preuve qu’une bonne idée n’est jamais perdue…
On retrouve (évidemment, a-t-on envie de dire) le
génial Vincent Lacoste, révélé par le rôle principal du précédent film du
metteur en scène, pour incarner Jacky, pauvre hère qui verra son
existence bouleversée le jour où il tombe amoureux de la femme qu'il ne faut pas…
Ce dernier sera bien entouré puisque sont
annoncés pour l’épauler des noms aussi divers que Didier Bourdon, Noémie Lvovsky,
Michel Hazanavicius, Valérie Bonneton ou encore, last but not least, Charlotte
Gainsbourg en grande colonelle tyrannique.
Profitons de la présente chronique pour adresser
un coup de chapeau à l’éditeur Wild Side qui, depuis plusieurs années
maintenant, effectue un sacré boulot de défrichage en exhumant (au sein de sa
bien-nommée collection « Les introuvables ») des perles autrefois
difficilement visibles et qui bénéficient désormais de sorties officielles –
qui plus est à travers des transferts généralement plus que corrects.
Initiative qui nous permet d’aujourd’hui voir Les sorciers de la guerre (Wizards en v.o.) de Ralph Bakshi,
long-métrage d’animation culte dont les initiés causaient depuis plus de trente
ans et qu’on peut enfin visionner dans de décentes conditions.
Réalisé, en 1977, le titre apparaît réellement
comme le chainon manquant dans l’œuvre de son réalisateur, en ce sens qu’il
allie les deux veines de sa sensibilité : la contestataire (qui irriguait Fritz the Cat et Coonskin) et celle de l’heroic-fantasy (qui le verra ensuite
adapter Le seigneur des anneaux puis
réaliser Tygra).
Donnant à l’ensemble des allures d’auberge
espagnole au sein de laquelle Chuck Jones (Bip-Bip
et le coyote) côtoie Frazetta (Conan
le barbare)…
Mélange, avouons-le, pas toujours des plus
heureux, tant l’alliance entre loufoque et sombre sérieux semble parfois s’effectuer
au forceps.
Sans compter un rythme pas toujours trépidant
(bien que l’ensemble excède à peine l’heure et quart) et un style très
fortement estampillé 70’s (notamment à travers ses couleurs criardes parfois à
la limite du psyché) qui pourront rebuter les moins endurants…
Mais on ne saura reprocher à Bakshi de rester
fidèle à ses obsessions et d’oser produire quelque chose de jamais vu.
Un trip expérimental qui brasse tout et son
contraire et rend nostalgique d’une époque où tout semblait possible, sinon permis, en
matière de création.
A noter, parmi les bonus, une longue (34
minutes) interview du maître, toujours d’attaque qui revient sur la conception du film avec un
luxe de détails et une allergie marquée pour la langue de bois.
Une voix dont l’anticonformisme manque au sein de
l’animation actuelle…
Trois films ayant porté à l’écran Astérix et,
dans le lot, un seul de regardable (celui du milieu, signé Alain Chabat) :
sans doute car l’ex-Nul, nourri aux bédés et dont l’humour référentiel reste
l’une des marques de fabrique, se trouvait en terrain suffisamment connu pour,
d’instinct, trouver la juste façon de transposer l’esprit si particulier de
Goscinny et Uderzo.
Que son exemple n’a-t-il été suivi…
Puisqu’il est permis de douter, sans jouer les
oiseaux de funeste augure, que le nouvel opus atteigne les mêmes sommets.
Réalisé par Laurent Tirard (qui a
déjà tâté de l’adaptation de bédé avec celle du Petit Nicolas), il adapte en un même élan osé Asterix chez les Bretons et Asterix
et les normands, présentant un nouveau petit gaulois en la personne d’Edouard
Bear.
Ce dernier, comme d’habitude au sens de la
franchise, se voyant épaulé par un casting pléthorique au sein duquel se
croisent comédiens de toutes générations (Catherine Deneuve, Fabrice Luchini,
Valérie Lemercier et on en passe)…
Et s’il est évidemment hasardeux de juger l’ensemble
sur quelques images, constatons que la nouvelle bande-annonce, qui empile les gags et effets numériques d’un autre âge, n’incite
guère au plus grand optimisme.
Rendez-vous le 17 octobre pour juger de l’étendue
des dégâts…