Guillermo Del Toro (L’échine du diable, Hellboy),
non content de ses mille projets pour le cinéma, s’est mis en tête de désormais
investir le petit écran.
Outre le Hulk
dont il parle depuis quelques mois (et dont on ne sait, au juste, où il en
est vraiment), le voici qui vient d’annoncer vouloir adapter Monster pour rien moins que HBO.
Titre dont il souhaitait, en fait, faire l’un de
ses prochains films.
Avant de sagement convenir que le foisonnant
matériau de base (dix-huit volumes parus !) serait mieux traité à travers
le format de la série qu’en long-métrage n’excédant pas les deux heures.
Le manga de Naori Urasawa, qui a déjà connu les
honneurs d’une adaptation en série animée (en son temps diffusée par Canal +), offre
en outre, avec son atmosphère de thriller horrifique, un parfait terrain de jeu
pour le mexicain – qui écrirait et réaliserait le premier épisode avant de
produire les suivants.
Sinon, son fort attendu Pacific Rim arrive cet été sur les écrans et il risque de déménager…
Il se murmure que Matthew Vaughn aurait refusé la
mise en scène du prochain Star Wars pour
pouvoir, à loisir, porter à l’écran le nouveau titre de Mark Millar.
Rien d’étonnant quand on sait les deux hommes
poteaux comme gorets depuis que le premier a adapté, avec le succès que l’on
connait, le Kick-Ass du second.
Dessiné par le grand Dave Gibbons
(The Watchmen), The Secret Service relate l’histoire du plus grand espion
britannique (hum…) qui décide de former son neveu, boloss devant l’éternel,
dans l’idée de lui faire prendre sa relève et en faire un digne sujet de sa
Majesté.
Début d’un récit 100% millarien qui, on s’en doute,
va rapidement basculer dans l’outrance et l’ultra-violence avec, notamment, un
délirant complot voyant des stars de cinéma se faire kidnapper.
Colin Firth (Le
discours d’un roi), le plus anglais des acteurs anglais, aurait donné son
accord pour interpréter le proto-James Bond Uncle Jack.
Tandis que Mark Hammil (Luke Skywalker forever)
pourrait interpréter son propre rôle de diva hollywoodienne.
La sortie est dores et déjà prévue pour le 14
novembre 2014 et on s’avoue assez curieux du résultat…
"Tony Stark, l’industriel flamboyant qui est aussi Iron Man, est confronté cette fois à un ennemi qui va attaquer sur tous les fronts. (résumé www.allocine.fr)"
C’est peu dire qu'était attendu ce troisième volet des
aventures de l’homme de fer.
Prenant la suite non seulement d’un deuxième
chapitre bien brouillon mais aussi du carton des Avengers, il suscitait surtout l’espoir par la figure de son
nouveau metteur en scène-scénariste.
A savoir rien moins que l’illustre Shane
Black : l’homme qui a, en son temps, redéfini les règles du buddy-movie hollywoodien
avec des titres aussi fameux que L’arme
fatale de Richard Donner, Le dernier
samaritain de Tony Scott ou Au
revoir, à jamais de Renny Harlin.
Black dont la première réalisation, Kiss Kiss Bang Bang, brillante
variation autour des thèmes du film noir, avait permis, en lui offrant son
meilleur rôle, le come-back d’un certain… Robert Downey Jr.
De quoi sortir la franchise de la routine dans
laquelle le routinier Jon Favreau l’avait engluée, se disaient les plus
optimistes.
Et c’est, en quelque sorte, exactement le cas.
Mister Shane, au-delà des qualités et défauts intrinsèques
à l’ensemble, livrant un produit qui (pour le pire comme le meilleur) lui
ressemble et où se retrouve presque tout ce qui fait le sel de son cinéma.
Ce qui le détache dores et déjà de toutes les
adaptations Marvel de ces dernières années dont on dirait qu’elles se partagent
un même et unique scénario et dont on pourrait échanger les réalisateurs sans
que ça change quoique ce soit au résultat final.
Le hic (car hic il y a), c’est qu’on a, du coup,
moins l’impression de se trouver devant un nouvel épisode d’Iron Man que face à une énième suite de
L’arme fatale.
Evacuant rapidement du récit - malgré de
constantes allusions au final des Avengers
- un aspect s.f. qui ne l’intéresse manifestement pas (il n’y a qu’à voir la
façon dont il traite la mythique figure du Mandarin. Ou la désinvolture avec
laquelle il expédie les apports de l’Extremis
de Warren Ellis et Adi Granov, censément à la base du présent script), Shane
fait du Black jusqu’à la caricature.
Abondance de punchlines,
persos charismatiques, amitié virile, généreuses fusillades et une touche de
mélancolie : connaissant le bonhomme, on ne peut, certes, pas dire qu’on
soit pris en traître.
Mais juste, alors, légitimement se demander s’il
était vraiment la personne adéquate pour prendre les rênes de la saga.
Son apport rappelant, dans un autre style, celui
d’un Nolan finissant par complètement étouffer la figure de Batman…
On pourra objecter, non sans raison, que ça donne
un résultat toujours plus vivant que tout ce qu’a produit Marvel depuis que le
studio a repris en main ses adaptations.
Ou se souvenir qu’au tournant des
années 1990/2000, des gens comme Stephen Norrington (avec le premier Blade) ou Bryan Singer (avec le premier
X-Men) avaient su livrer des films
qui soient la fois des œuvres portant leur patte et des adaptations
respectueuses du matériau originel.
Après avoir bouleversé le festival de Cannes-cuvée
2008 avec Valse avec Bachir (on en
parlait d’ailleurs ici même : http://globulle-bd.blogspot.fr/2009/03/lets-dance.html), Ari Folman revient cette année sur le
théâtre de ses exploits : son nouveau filmfaisant l’ouverture de la Quinzaine des Réalisateurs.
Adapté d’un livre du romancier polonais Stanislaw
Lem (qui avait, en son temps, déjà inspiré Tarkovski pour Solaris : c’est dire si on va rigoler) et basé sur une
tortueuse intrigue de réalité virtuelle et manipulations d’images qu’on ne
tentera même pas de résumer, Le congrès
mélangera animation et prises de vue réelles.
Manière pour l’auteur de traduire sur l’écran la
double réalité dans laquelle baignera l’œuvre.
Les premières images faisant inévitablement
penser au travail similaire effectué par Richard Linklater sur A Scanner Darkly.
Même si on fait confiance à la sensibilité de Folman
pour apporter à son film le supplément d’âme qui faisait un peu défaut à ce
dernier…
Tout être ayant du goût apprécie forcément les
studios Aardman, immortels créateurs de Wallace
et Gromit et Chicken Run.
Sans pour autant forcément connaitre leur meilleure
création, tant celle-ci n’a jamais atteint la popularité de ses grandes sœurs.
Ceci pourrait cependant bientôt changer dans la
mesure où le site du magazine Empire annonce que Shaun the Sheep (puisque c’est elle dont il s’agit) serait dans les
starting-blocks pour passer des formats courts, qui ont fait sa renommée, au
long-métrage apte à envahir tous les cinémas de la planète.
Lequel quittera à priori le décor de la ferme (généralement
théâtre des exploits de Shaun) pour suivre le personnage-titre et ses potes
moutons à la recherche de leur maître disparu dans la grande ville.
L’occasion d’à nouveau goûter (si est respecté l'esprit de la série) à la parfaite symbiose de la si
particulière animation en pâte à modeler, typique du studio, et d'un humour décalé 100 % british.
Etant bien entendu qu’il sera élu meilleur film
de l’année quand il sortira, quelle que puisse alors être la concurrence...
Peut-être parce qu’inonder la toile ne lui
suffisait plus, Georges Clooney, une
histoire vrai, le strip anar de Philippe Valette - publié sur son blog
depuis l’été dernier - débarque chez Delcourt.
L’occasion pour les allergiques au net de
découvrir la navrante épopée du super-héros le plus kitsch qui soit.
Plus de trois cents pages de total ovni : d’un mauvais esprit jouissif (on pense à du Tronchet),
oscillant entre vulgarité et scatologie et bourré jusqu’à la gueule de navrantes
fautes d’orthographe.
Ca cause caca et double-cheese burger sans qu’on
sache vraiment où l’auteur veut en venir.
Ce qui n’a aucune importance puisqu'on n’a pas lu
quelque chose d’aussi hilarant depuis bien longtemps.
Faut juste savoir où on met les pieds parce que Georges Clooney, c’est vraiment pas pour les
payday !
Georges
Clooney,une histoire vrai de
Philippe Valette – Editions Delcourt
Il n’y en a décidément actuellement que pour Tom
Hiddleston puisqu’après la news d’hier
et la découverte, il y a quelques jours, de l’affiche de Thor : Dark World, voici que débarque le premier trailer du film d’Alan Taylor.
Et s’il est toujours délicat de juger quoique ce
soit sur deux minutes de bande-annonce, disons que ce qui est ici dévoilé
laisse espérer quelque chose de moins plan-plan et versant plus volontiers dans
la fantasy que le premier volet.
Qui, du coup, éveille la curiosité - ce qui n’était,
certes, pas gagné au vu de l’adaptation de Branagh…
Sans compter l’effet le plus effrayant du film :
la chevelure de Loki dont on ne sait, à ce rythme, où elle s’arrêtera (ni même
si elle le fera un jour).