dimanche 25 janvier 2009

Ouvrez vos oreilles

Radio France est à nouveau partenaire du prochain festival d'Angoulême...

4 émissions nous donnent RDV, vendredi 29 janvier, pour nous faire découvrir en direct et en public le fabuleux monde de la bande dessinée.

Les festivités radiophoniques débuteront avec Le fou du roi sur France Inter à 11h05, les invités ne sont pas encore communiqués.

A 12h02 Tout arrive sur France Culture fait place aux 2 présidents du jury ainsi qu'à 3 invités d'honneur : Chris Ware, Adrian Tomine et Daniel Clowes (présents pour les rencontres internationales). J'en salive déjà!

Toujours sur France Culture nous retrouvons les sélectionnés Tanxxx et Lisa Mandel pour Esthétique et filatures puis Christophe Blain pour Gus T3 dans A plus d'un titre à 15h.

Enfin l'émission Et pourtant elle tourne à 18h15 sur France Inter parachèvera cette journée avec Posy Simmonds pour Tamara Drewe, Marguerite Abouet et Clément Oubrerie pour Aya de Yopougon, et Serge Ewenczyk fondateur des éditions Cà et Là (grandissime favori pour le titre de meilleur album avec Bottomless Belly Button de Dash Shaw).

Bonne écoute.


Découvrez The Virgins!

mercredi 21 janvier 2009

Mauvais rêves

Holden Carver fait partie de l'organisation criminelle du maléfique Tao, l'un des plus impitoyables méchants que l'univers ait jamais porté.

Mais c'est surtout un agent secret sous couverture qui se retrouve dans la panade lorsque son supérieur John Lynch, seul homme au courant de sa mission et réelle identité, tombe dans le coma, le laissant fort démuni au milieu de la fosse aux crocos (faut avouer que c'est pas de bol, non plus).

Ce postulat, qui en rappelle bien d'autres (au hasard : INFERNAL AFFAIRS de Andraw Lau et Alan Mak, devenu LES INFILTRES sous la caméra de Scorsese) est le point de départ de SLEEPER, série en cours de Ed Brubaker hornée des plus flatteuses critiques et dont la reparution en notre douce contrée a débuté l'été dernier.

Grand spécialiste du polar et déjà connu des fans pour ses divers travaux sur, en autres, DAREDEVIL, CATWOMAN, AUTHORITY ou encore GOTHAM CENTRAL, Brubaker va prochainement avoir la joie de voir son dernier-né adapté au ciné puisque Tom Cruise (dont la prestation dans COLLETARAL a prouvé qu'il pouvait fort bien incarner les salopards) en personne, décidément fort porté sur les comics (on se souvient qu'il a durant plusieurs années tenté de porter IRON MAN sur grand écran), vient d'en acheter les droits afin de le produire et en tenir le rôle principal.

Bonne augure prétexte à un divertissement tout à fait honorable qu'on ne peut néanmoins s'empêcher de tempérer en apprenant que c'est Sam Raimi (dont la trilogie SPIDERMAN a montré limites dans le genre) qui devrait réaliser le tout.

Pas certain que son style convienne à la noirceur hard-boiled du matériau d'origine mais sait-on jamais : qui sait si le fan nostalgique n'y verra, pour une fois, peut-être pas matière à, à nouveau, évoquer EVIL DEAD (quand même, c'était le bon temps) ?...

lundi 12 janvier 2009

Libé et la bande dessinée

On continue...le quotidien Libé propose en ce mois de janvier des rencontres avec des auteurs de bande dessinée qui comptent. Pendant 4 weekend avant Angoulême nous allons entrer dans leur intimité.

Super initiative! d'autant plus que nous commençons par l'excellentissime Blutch pour le second tome du Petit Christian. Tout simplement impressionnant.

Pour notre bonheur suivra Lisa Mandel et Tanxxx, Pieter de Poortere et enfin Daniel Clowes. Beau programme.

Allez hop on y va!




mercredi 7 janvier 2009

ARTE Culture

2009 sous le signe du 9ième art on l'espère!

En vue d'Angoulême, la télé, la radio et autres médias se rappellent que la bande dessinée est un art et non un simple divertissement pour adultes attardés.

Top départ...ARTE culture du 6 janvier, diffusée tous les jours à 19h30, consacre sa première partie d'émission à la bande dessinée. On se demande qui regarde à cette heure là! mais grâce à ARTE+7, nous avons la chance de pouvoir la visionner, ouf!

Deux reportages nous sont proposés. Le premier sur l'expo de Superman au Chat du rabbin rebaptisé Superman et le Golem à Francfort et le deuxième reportage, présenté par un jeune journaliste à la voix bizarre, sur les nouveautés.

un petit clic ici et on y va : ARTE culture

Au fait bonne année les globulleux!

vendredi 26 décembre 2008

Space Cowboy

La japanimation inspire décidément Hollywood en ce moment.

Alors que la Fox se prépare à se mettre tous les fans de Sangoku à dos en mettant les dernières touches à un DRAGON BALL que les premières images annoncent rien moins qu'anthologique (dans le mauvais sens du terme) et que Leonardo Di Caprio vient d'acquérir les droits d'AKIRA en vue de lui faire passer le cap du grand écran (on est impatient de voir ça. Non, je rigole), c'est au tour de Keanu Reeves de se montrer intéressé par l'adaptation d'un classique du manga en entamant la production de COWBOY BEBOP.

Suivant les aventures d'une équipe de chasseurs de prime agissant au sein de l'univers de 2071 et mélant en ce sens, dans un parfait dosage, codes du film noir, anticipation s.f., violence hard-boiled et humour régressif typiquement nippon, le titre de Shinichiro Watanabe, d'abord proposé en série s'est vu, il y a quelques années, décliné en un fort réussi long-métrage d'animation contemplatif.

Mais il est cette fois-ci permis de trembler puisque, comme ses collègues de studio, c'est bien d'adaptation live dont parle Keanu.
Assurant, sous la houlette de la Fox (décidement d'actuellement tous les mauvais coups), superviser l'élaboration d'un script propre à retrouver l'esprit de la bédé et qui - se concentrant plus spécifiquement sur les tous premiers épisodes de la saga - relaterait les débuts du leader de la bande, le bounty hunter Spike Spiegel.

Là où il est permis de douter, c'est que s'il est certain que le nom de Reeves permettra de lever les fonds nécessaires à l'entreprise, son intention déclarée de lui-même interpréter le rôle dudit Spike (dont la classe incarnée, mélange de froide détermination et absolue coolitude, constitue un modèle pour tout mâle qui se respecte), peut faire semer une légitimes perplexité dans l'esprit du fan, tant il semble éloigné du personnage...
Même si on peut se rassurer en se disant que, le temps que le tout se mette en route, le projet a le temps d'à peu près mille et une fois changer de direction. Si tant est que rien ne capote avant...

Et si, en lieu et place d'un produit qu'on pressent, malgré toutes les bonnes volontés engagées, hautement bancal, Watanabe nous gratifiait plutôt d'un nouvel animé, à la fois speed et profond comme il sait si bien le faire, hmm ?
Enfin, je demande juste comme ça, moi, hein...

mardi 23 décembre 2008

Law and order

News curieuse autant qu'inattendue : se profile de manière très sérieuse un reboot de la franchise JUDGE DREDD.

Soit près de quinze après la tentative de Danny Cannon (laquelle a rencontré un tel succès qu'elle a quasiment flingué sa carrière au ciné) qui voyait Stallone endosser la défroque du flic le plus extrème de l'univers pour un résultat, ma foi, regardable un soir d'ennui existentiel mais qui n'entretenait, comme on pouvait le craindre, que de lointains rapports avec le matériau de base.

Mais voici que semble parvenu le temps de la rédemption puisque l'éditeur 2000 AD planche sur un nouveau film sans lien aucun avec le précédent et qui promet de retranscrire à l'écran l'esprit si particulier de la bédé de John Wagner et Carlos Ezquerra.

Et si ce genre d'effet d'annonce n'engage que celui qui y croit, on sera rassuré en constatant que, contrairement au produit de 1995, l'adaptation sera cette fois-ci confiée à des anglais (comme les créateurs du personnage, donc), plus à même de retranscrire l'ironie et la hargne vengeresse qui caractérise le titre.

Puisque, si aucun réalisateur, scénariste ou acteur n'ont encore été choisis, du moins sait-on que ce sont les responsables de DNA Films qui seront en charge de l'ensemble.
Soit les producteurs d'entre autres 28 JOURS PLUS TARD et SUNSHINE, deux parfaits exemples de renouvellement réussi du genre (zombie-movie pour le premier, opéra s.f. pour le second) qu'ils illustraient, entre pieux respect et fort habile détournement moderne.

Puisse-t-il en être de même dans le cas présent. Comme on est d'humeur badine (c'est les fêtes, il fait beau et tout ça), on attend l'ensemble avec un à priori favorable.
Mais qu'ils soient conscients que le fan pardonnera difficilement une nouvelle erreur...

samedi 20 décembre 2008

Starfighter

Non content d'investir le domaine du cinéma afin de consciencieusement saloper son oeuvre (témoins les inregardables SIN CITY et 300 dont on nous menace de suites prochaines. Comme si le monde n'allait pas déjà suffisamment mal ainsi), Frank Miller, dans un grand élan d'altruisme pervers, décide de faire subir sort identique à des bandes cultes l'ayant marqué.

Après un SPIRIT tiré de l'oeuvre de Will Eisner (et dont certains critiques américains parlent dores et déjà comme l'un des pires films jamais conçus : c'est dire si on a hâte de voir ça !), le voici décidé à s'occuper du cas de BUCK ROGERS, lequel ne lui a pourtant, à ce qu'on sache, rien fait.

Référencé comme le premier héros de s.f. de l'histoire de la bédé, le lieutenant Rogers a trainé ses guêtres d'un bout à l'autre de la galaxie : y croisant plus que son quota de despotes éclairés, monstres hideux et demoiselles en détresse au cours d'aventures qui ont établi les canons du genre pour le siècle suivant et influencé plus d'une figure héroïque...

Si on peut se demander ce que Miller trouve de pertinant à se pencher sur tel titre, notons que ce ne sera néanmoins pas la première fois que le comics subira les derniers outrages de la part du septième art puisqu'il a déjà été décliné en serial à la fin des années 30.
Ainsi qu'au début des 80's à travers une adaptation t.v. touchante d'inutilité (seulement initiée pour tenter de surfer sur la vague STAR WARS), dont le kitsch absolu fait passer le "Galactica" première époque pour du Godard - tendance austère, qui plus est...

Sans savoir si Miller parviendra à rivaliser avec tels sommets, on peut tout de même de sa part raisonnablement attendre un produit à 99 % tourné en numérique, des acteurs déclamant de manière hystérique la moindre réplique, de jeunes femmes court vétues à la limite de la décence et des décors cheaps retravaillés à la palette graphique jusqu'au n'importe quoi...

S'il n'est pas certain que le cinéma y gagne grand-chose, au moins le tout pourra-t-il peut-être continuer à le détourner de ses improbables projets de bédé.
Comme le "Batman vs Ben Laden" qu'il nous promet depuis des lustres et que la partie déviante de notre cerveau ne peut néanmoins s'empêcher d'attendre avec une impatience bien légitime...

Sacré Frank !