jeudi 13 septembre 2012

Les enfants de l'atome




Il semblerait, après moult rebondissements, que l’adaptation live d’Akira ne voit finalement pas le jour – en tous cas pas dans l’immédiat et vraisemblablement pas sous bannière américaine.

Fleurissent du coup sur la toile plusieurs artworks ayant participé, ces dernières années, à l’élaboration des projets successifs.
Lesquels permettent de constater à quel point les intervenants (aussi talentueux soient-ils) ne sont jamais parvenus à s’éloigner du style de Katsuhiro Otomo, jusqu’à en effectuer un quasi-copié-collé qui n’encourage pas à l’optimisme sur ce à quoi aurait ressemblé le résultat final…

Mais c’est toujours sympa d’ainsi visualiser des pages qui resteront à jamais ( ?) inédites…    

- http://www.shocktillyoudrop.com/news/166389-akira-storyboards-reveal-a-movie-you-probably-wont-see ( projet de Ruairi Robinson)

- http://www.comicbookmovie.com/fansites/nailbiter111/news/?a=66984 (projet de Jaume Collet-Saura)

- http://chrisweston.blogspot.co.uk/2012/09/first-look-at-chris-westons-akira.html#!/2012/09/first-look-at-chris-westons-akira.html (projet de Albert Hugues)



dimanche 9 septembre 2012

Memento Mori




Tout comme avant lui Wes Anderson (Fantastic Mr Fox), Zack Snyder (Le royaume de Ga’Hoole) ou encore Steven Spielberg (Tintin), Patrice Leconte va, lors de son prochain film, effectuer l’atypique passage du film live au long-métrage d’animation à travers sa relecture du Magasin des suicides de Jean Teulé.

Butant depuis plusieurs années sur la transposition de ce conte macabre, Leconte entrevit, en effet, la lumière le jour où son producteur lui donna l’idée de transmuer l’ensemble en film d’animation.
Le premier pour un réalisateur qu’aucun challenge n’a jamais effrayé et qui ne fait, en fait, même que revenir à ses propres sources : en l'occurence, celle de ses jeunes années d’illustrateur au sein du magazine Pilote.Lui dont le premier long-métrage, souvenons-nous en, n’était autre que Les W.C. étaient fermés de l’intérieur, adaptation devenue culte (certes, pas forcément pour les bonnes raisons) de Marcel Gotlib…

Se déroulant au sein d’une ville si déprimante que la boutique la plus florissante de l’endroit est celle proposant tout bon moyen pour en finir avec une pesante existence, l'ensemble, s'il fait (de part son sujet et son parti-pris graphique) inévitablement penser à l’univers de Tim Burton, pourrait proposer quelque chose d’inédit au sein de l’animation hexagonale - c'est tout le mal qu'on nous souhaite.

Rendez-vous en salle le 26 septembre pour confirmation…


 
 


vendredi 7 septembre 2012

Passer la seconde...




Faisant partie des très rares auteurs de bédés ayant réussi leur passage du papier au grand écran grâce aux Beaux gosses, Riad Sattouf (Les aventures de Jérémie) vient d’entamer la préparation de Jacky au royaume des filles, son second long-métrage au pitch alléchant qui met en place un pays imaginaire sous le joug d’une dictature matriarcale – au sein de laquelle les hommes sont notamment obligés de porter le voile.

Les plus attentifs auront reconnu là la base d’une histoire de Pascal Brutal signée de l’auteur qui mettait en scène une situation analogue (mais en Belgique, pour le coup).
Preuve qu’une bonne idée n’est jamais perdue…

On retrouve (évidemment, a-t-on envie de dire) le génial Vincent Lacoste, révélé par le rôle principal du précédent film du metteur en scène, pour incarner Jacky, pauvre hère qui verra son existence bouleversée le jour où il tombe amoureux de la femme qu'il ne faut pas…

Ce dernier sera bien entouré puisque sont annoncés pour l’épauler des noms aussi divers que Didier Bourdon, Noémie Lvovsky, Michel Hazanavicius, Valérie Bonneton ou encore, last but not least, Charlotte Gainsbourg en grande colonelle tyrannique.

C’est peu dire que ça fait envie… 
 
 

mardi 4 septembre 2012

Les sorciers de la guerre (Ralph Bakshi - 1977)




Profitons de la présente chronique pour adresser un coup de chapeau à l’éditeur Wild Side qui, depuis plusieurs années maintenant, effectue un sacré boulot de défrichage en exhumant (au sein de sa bien-nommée collection « Les introuvables ») des perles autrefois difficilement visibles et qui bénéficient désormais de sorties officielles – qui plus est à travers des transferts généralement plus que corrects.

Initiative qui nous permet d’aujourd’hui voir Les sorciers de la guerre (Wizards en v.o.) de Ralph Bakshi, long-métrage d’animation culte dont les initiés causaient depuis plus de trente ans et qu’on peut enfin visionner dans de décentes conditions.

Réalisé, en 1977, le titre apparaît réellement comme le chainon manquant dans l’œuvre de son réalisateur, en ce sens qu’il allie les deux veines de sa sensibilité : la contestataire (qui irriguait Fritz the Cat et Coonskin) et celle de l’heroic-fantasy (qui le verra ensuite adapter Le seigneur des anneaux puis réaliser Tygra).
Donnant à l’ensemble des allures d’auberge espagnole au sein de laquelle Chuck Jones (Bip-Bip et le coyote) côtoie Frazetta (Conan le barbare)…

Mélange, avouons-le, pas toujours des plus heureux, tant l’alliance entre loufoque et sombre sérieux semble parfois s’effectuer au forceps.
Sans compter un rythme pas toujours trépidant (bien que l’ensemble excède à peine l’heure et quart) et un style très fortement estampillé 70’s (notamment à travers ses couleurs criardes parfois à la limite du psyché) qui pourront rebuter les moins endurants…

Mais on ne saura reprocher à Bakshi de rester fidèle à ses obsessions et d’oser produire quelque chose de jamais vu.
Un trip expérimental qui brasse tout et son contraire et rend nostalgique d’une époque où tout semblait possible, sinon permis, en matière de création.

A noter, parmi les bonus, une longue (34 minutes) interview du maître, toujours d’attaque  qui revient sur la conception du film avec un luxe de détails et une allergie marquée pour la langue de bois.

Une voix dont l’anticonformisme manque au sein de l’animation actuelle…
 
 


http://www.wildside.fr/video/collection,2



lundi 3 septembre 2012

Lèse-majesté



Trois films ayant porté à l’écran Astérix et, dans le lot, un seul de regardable (celui du milieu, signé Alain Chabat) : sans doute car l’ex-Nul, nourri aux bédés et dont l’humour référentiel reste l’une des marques de fabrique, se trouvait en terrain suffisamment connu pour, d’instinct, trouver la juste façon de transposer l’esprit si particulier de Goscinny et Uderzo.
Que son exemple n’a-t-il été suivi…

Puisqu’il est permis de douter, sans jouer les oiseaux de funeste augure, que le nouvel opus atteigne les mêmes sommets.
Réalisé par Laurent Tirard (qui a déjà tâté de l’adaptation de bédé avec celle du Petit Nicolas), il adapte en un même élan osé Asterix chez les Bretons et Asterix et les normands, présentant un nouveau petit gaulois en la personne d’Edouard Bear.
Ce dernier, comme d’habitude au sens de la franchise, se voyant épaulé par un casting pléthorique au sein duquel se croisent comédiens de toutes générations (Catherine Deneuve, Fabrice Luchini, Valérie Lemercier et on en passe)…

Et s’il est évidemment hasardeux de juger l’ensemble sur quelques images, constatons que la nouvelle bande-annonce, qui empile les gags et effets numériques d’un autre âge, n’incite guère au plus grand optimisme.

Rendez-vous le 17 octobre pour juger de l’étendue des dégâts…



mardi 28 août 2012

Lego délire





Il suffit que l’on déplore, à longueur de news, le manque d’originalité des studios hollywoodiens pour que ceux-ci nous prennent à contre-pied avec un projet dont on ne les remerciera (à tort ou à raison) jamais assez de lui permettre d’exister.

Phil Lord et Chris Miller, réputés pour leur fort sympathique film d’animation Tempête de boulettes géantes et vraisemblablement peu effrayés par les challenges, sont ainsi en train de mettre sur pied le long-métrage qui va occuper nos rêves humides de cinéphiles durant les deux ans à venir : LEGO, the piece of resistance.

Soit un film d’animation entièrement réalisé en stop-motion (méthode dont on causait il y a encore quelques jours, à propos du Fantastic Mr Fox de Wes Anderson) et mettant en scène les Lego de notre enfance.

Le récit suivra les tribulations d’un personnage Lego lambda à tort pris pour le « Master Builder » et dès lors réquisitionné pour combattre un super-vilain bien décidé à unifier l’univers Lego avec, sacrilège ultime, de la colle !

Et lorsqu’on apprend en plus que le casting regroupe en son sein les voix de Morgan Freeman ainsi qu’entre autres, celles du grand Will Arnett (Arrested Development forever) et de Channing Tatum  - dans les rôles respectifs de Batman et Superman ( ?!), il devient évident que l’ensemble ne devient rien d’autre que LE titre le plus attendu des dix-huit prochains mois.

C’est que la sortie U.S. n’est pas annoncée avant février 2014 (le 28 exactement, pour ceux qui aiment les détails précis)…
 
 

 

lundi 27 août 2012

No justice, no peace




A peine fut prononcé le nom de Ben Affleck pour reprendre en main le projet d’adaptation de la Justice League of America que ce dernier démentait à base de « merci mais non, merci ».

Pas de quoi refroidir les ardeurs de la Warner qui a, ce week-end, sorti de son chapeau le nom magique des Wachowski – qu’on annonce peu ou prou à chaque fois que le studio met en route un blockbuster touchant à la S.F. ou au fantastique…

Même si l’affaire pourrait être (un peu) plus sérieuse que d’habitude puisque le tandem a prouvé qu’il savait y faire avec l’imagerie comic-book à travers sa trilogie Matrix et que leur Speed Racer reste tout de même l’une des plus époustouflantes adaptations de bédé jamais faites (même qu'on en parlait ici : http://globulle-bd.blogspot.fr/2009/02/speed-et-race.html)

Tout dépendra, bien entendu, du box-office de Cloud Atlas, leur film à venir actuellement en montage, qui décidera de la suite des évènements…
 
 

 

dimanche 26 août 2012

Nouvelles du front


La machine à news tourne un peu au ralenti en cette fin d’été qui voit les décideurs sans doute affuter leurs lames en vue d’une rentrée qui s’annonce saignante.
Ce qui n’empêche nullement les rumeurs diversement crédibles de, comme à leur habitude, bien imprudemment circuler :



- on apprend ainsi que Samuel Jackson viendrait étoffer le casting du remake d’Old Boy réalisé par Spike Lee, projet à une époque échu à Steven Spielberg et dont on ne savait même plus qu’il était encore d’actualité. 
Soit-disant que le présent film sera plus proche du manga d’origine de Tsuchiya et Minegishi que son adaptation par Park-Chan Wok qui avait fait sensation lors de sa projection au Festival de Cannes 2004.
Habile manière de prévenir qu’il sera en tous points plus timoré et moins extrême que son homologue coréen ?



- Jim Carrey, quant à lui, qui a déjà tâté de l’adaptation de comic-book en prêtant ses traits au Sphinx dans le Batman Forever de Joel Schumacher (non qu’il doive en être fier), serait en lice pour rejoindre le casting de Kick-Ass 2 afin d'incarner le Colonel Stars  
News si improbable qu’elle pourrait s’avérer Réelle. Et du coup donner un intérêt à l’annonce de cette séquelle dont on ne suit que de loin la préparation…



- autre suite fort patiemment attendue, celle du 300 de Zack Snyder (officiellement titrée Battle of Artemisia), dont on ne sait si elle adaptera la bédé de Frank Miller pas encore sortie ou s’engagera sur un chemin annexe.
Après avoir évoqué une préquelle, il semblerait que le récit s'apparente en fait à un sidequel puisqu’il se déroulerait en même temps que les évènements du premier film et relaterait une autre bataille tout aussi épique, sanguinaire et tout et tout...
L’ensemble sera pris en charge par le quasi-inconnu Noam Murro, Eva Green personnifiant l’Artemisia du titre.



- suite toujours (que d’originalité dans ces projets) avec le prochain tournage de Red 2 dont le premier chapitre, comédie d’action sans prétention, adaptait (mal) l’ouvrage éponyme de Warren Ellis.
Plus de souci de respect d'aucune œuvre ici puisque le film prendra pour base un script original. On notera, outre les retours de Bruce Willis, John Malkovich ou Helen Mirren en retraités flingueurs, l'arrivé de Catherine Zeta-jones, qui apporte sans doute la touche de glamour indispensable à toute production de ce calibre qui se respecte.
Fou comme tout ceci semble peu engageant...

samedi 25 août 2012

Fantastic Mr Fox (Wes Anderson - 2010)




Surprise parmi ses fans lorsque ces derniers apprirent que Wes Anderson (Rushmore, La vie aquatique), réalisateur d’un genre qu’il a à lui seul inventé (quelque chose comme la « comédie douce-amère ironico-absurde »), s’apprêtait à adapter l’auteur-culte pour enfants Roald Dahl (dont, entre autres, Charlie et la chocolaterie ou James et la pêche géante ont déjà connu les honneurs d’une transposition au ciné).
Et ainsi mettre en scène son premier film d’animation dans lequel les créatures du récit prendraient vie grâce à l’antique procédé du « stop-motion » (soit de l’image par image, telle que popularisée par le King Kong de 1933).

Heureuse surprise en l'occurence, dans la mesure où, faisant taire les tristes sceptiques, Fantastic Mr Fox apparaît comme, en vrac : rien moins que le meilleur titre de son auteur depuis La famille Tenenbaum (datant de quand même 2001), la meilleure pellicule d’animation depuis le mythique Wall-E des studios Pixar et le film le plus enthousiasmant depuis, ouhla, on ne sait même plus quand…

Au sein duquel le cinéaste en profite pour revisiter ses éternelles obsessions (notamment autour des relations familiales) et ses tics d’auteur qui, grâce au nouveau terreau du genre, apportent un relief inédit à son cinéma.

Un rythme qui ne faiblit quasiment jamais, une constante bonne humeur rehaussée d’une rigolote et sincère poésie (elle-même nimbée, comme toujours chez Anderson, d’une touche de poignante mélancolie) pour un résultat qui donne la banane du début à la fin.

Mention spéciale, chez les acteurs-doubleurs (tous exceptionnels), à un prodigieux George Clooney dont on ne comprend pas que son incarnation du rôle-titre ne lui ait pas permis de remporter l’Oscar tant l'ensemble fait du bien à l'âme...
 
 

 (disponible en Dvd et Blu-Ray)

 

mardi 21 août 2012

Duel au soleil




Défini, l’année dernière à sa sortie, comme un négatif de Batman, Nemesis apparaissait comme une parfaite œuvre du scénariste Mark Millar (l’homme de Wanted et Kick-Ass) : un pitch accrocheur (et si un homologue de Bruce Wayne décidait de servir le mal plutôt qu’œuvrer pour le bien ?), une ultra-violence graphique jusqu’au complaisant et des bonnes idées au service d’une histoire plus distrayante que réellement aboutie…

Tout juste pouvait-on déceler, par rapport à ses dernières œuvres, une augmentation dans le spectaculaire pouvant laisser penser que le gaillard avait, au moment de l’écriture, déjà une possible adaptation cinématographique en tête.

Ce n’est donc nullement une surprise d’aujourd’hui voir se concrétiser l’annonce du film sous l'égide de Joe Carnahan (L’agence tous risques), à peine remis de son éviction du reboot de Daredevil : ce qui prouve que le bonhomme a de la suite dans les idées et une tenace envie de, coûte que coûte, mettre en scène une adaptation de comic-book.

Aucun acteur encore annoncé à ce stade mais on se souvient d’un Millar déclarant, il y a quelques mois, qu’il aurait volontiers vu, en cas de passage sur grand écran, les deux protagonnistes (le super-criminel Nemesis et le commissaire qui tente de le mettre sous les verrous) incarnés par rien moins que Johnny Depp et Brad Pitt.

Ben oui, tant qu’à faire…



jeudi 16 août 2012

Cover


Dans le même esprit que les artistes du site Mondo (cf. news d'hier) mais en plus potache, le français Ive Bastrash revisite les affiches de certains grands classiques du film de genre de ces dernières décennies à travers un trait expressionniste qui n'est pas sans rappeler les planches de Michael Avon Oeming pour la série Powers.

Ceux qui désirent en voir plus pourront se rendre sur son site et ainsi répandre la bonne parole (parce que c'était aussi ça, à la base, Globulle) : http://www.inkjava.com/

mercredi 15 août 2012

Mondo bizarro





Et parce que ne plus évoquer Batman durant au moins vingt-quatre heures semblait inconcevable, profitons du magnifique poster ci-dessus (signé Olly Moss) pour dire tout le bien qu'on pense du site Mondo : regroupement d’artistes et d’illustrateurs de tous horizons qui livrent leur propre interprétation de films ou monuments de la pop-culture (passés et présents).

Ca brasse tous les styles et c’est le plus souvent à tomber par terre de beauté.
Tellement que les grands studios font désormais appel à eux pour la promo de certains de leurs blockbusters – en témoignent les affiches de Jock à propos du Dark Knight Rises qui tapissaient les couloirs du dernier Comic-Con de San Diego.

Une visite sur leur site convaincra aisément les sceptiques : http://www.mondotees.com/ (aller fouiller parmi « Archive », une fois dessus).
Prendre garde à tout de même prévoir une large place dans son agenda car on perd facilement la notion du temps une fois le nez dedans…


Hardcore vigilante



Daredevil, suite : à peine moins d'une semaine après les tractations entre Marvel et la Fox à propos des droits du personnage (voir news du 12/08), la nouvelle est tombée hier, tweetée par Joe Carnahan (pressenti pour diriger ce reboot) lui-même : la Fox renoncerait à se lancer dans la périlleuse mission de faire revivre le personnage, le laissant ainsi filer vers sa maison-mère.

Fin de l’histoire ? Que nenni.

Car l’adaptation de la bédé motive visiblement Carnahan qui, sans qu’on lui demande quoique ce soit, vient de poster sur Youtube un vrai-faux teaser afin de montrer la façon sont il envisage son adaptation du Diable Rouge : soit une vision sombre, violente, sans concessions et très fortement typée 70’s, à l’image des polars hard-boiled qu’il affectionne (et auquel son deuxième essai, Narc, rendait un hommage direct).

Et on se prend alors à rêver d'un studio lui laissant les mains libres et lui permettant de mener le projet vers des latitudes encore peu foulées : French Connection rencontre les super-héros ? C'est peut-être dès demain !



The goddam Batman !


Cet été, placé qu'on le veuille ou non sous l'ombre envahissante du Chevalier Noir, voit fleurir sur la toile pléthore d'articles (plus ou moins pertinents) à son propos.

Evoquons, parmi ceux-ci, celui paru sur Rue89, qui égrène les anecdotes que chacun ignore ou non à propos du personnage : http://www.rue89.com/rue89-culture/2012/07/28/dix-choses-que-vous-ignorez-surement-sur-le-batman-234210
L'occasion ou jamais pour signaler que le site cause régulièrement (bien) de bédé, que celle-ci soit ou non en rapport avec l'actu.

Au rayon "hilarant mauvais esprit", un lien plus ancien (datant en fait de l'été 2008 et la sortie du Dark Knight mais il n'est jamais trop tard pour bien faire) qui regroupe les anecdotes scabreuses (et authentiques : c'est bien sûr ça qui est drôle) jalonnant la carrière du justicier de Gotham : http://www.nioutaik.fr/index.php/2008/02/15/493-i-m-the-goddamn-batman

Plus classique, un dossier sur Allociné qui donne parole aux participants des trois films de Christopher Nolan et laisse penser qu'il faudra se lever tôt (et chacun sait que ce n'est pas le genre de la maison) pour retrouver des adaptations portant un aussi élevé degré d'exigeance : http://www.allocine.fr/article/dossiers/cinema/dossier-18591879/

Liste bien évidemment non exhaustive que chacun sera en mesure d'agrémenter de ses propres trouvailles - après tout, c'est l'été, il fait chaud, on s'ennuie...



lundi 13 août 2012

Hommage : Joe Kubert (1926-2012)



C'est pas qu'on veuille plomber l'ambiance ni transformer ce blog en rubrique nécrologique mais vient tout juste de tomber la nouvelle du décès de Joe Kubert, durant sa quatre-vingt-sixième année.

Considéré comme l'un des mythiques noms de l'âge d'or des comic-books (aux côtés de Jack Kirby ou Bob Kane), Kubert se sera surtout distingué pour sa série Sgt.Rock (dont on aura, en vain, attendu l'adaptation que devait, à la fin des années 80, réaliser John McTiernan avec Bruce Willis dans le rôle-titre).

Une carrière en tous points exemplaire qu'il aura effectué d'un bout à l'autre chez DC Comics, oeuvrant jusqu'à son dernier souffle puisqu'il encrait encore la préquelle des Watchmen (dessinée par son fils Andy) lorsque la grande faucheuse est venue le cueillir.

Toujours dans les mauvais coups, celle-là...




dimanche 12 août 2012

Hommage : Ralph McQuarrie (1929-2012)



Restons dans le sujet avec un rappel (pour ceux qui l'auraient zappé, étant donné que ça n'a pas vraiment fait la une des journaux) du décès de Ralph McQuarrie, survenu le 3 mars.

L'occasion d'évoquer la mémoire de cet immense artiste, illustrateur de génie dont le travail a, notamment, permis de donner à la saga Star Wars une grande partie du souffle qu'elle possède (il suffit de jeter un oeil sur ses dessins préparatoires pour constater à quel point sa vision a inspiré le résultat final).

Un talent qui n'avait d'égal que l'humilité et dont les oeuvres réprésentent un aller simple pour l'imaginaire le plus pur, comme en témoigne la visite de son site officiel : http://www.ralphmcquarrie.com/

So long, mister...


Derrière l'affiche



Dans la même veine que le post précédent devrait bientôt être finalisé un documentaire retraçant la carrière de Drew Struzan, concepteur d'affiches avec lesqulles chacun a grandi sans pour autant connaître leur auteur.

Lacune qu'on espère bientôt réparée, lorsque sera disponible (sans qu'on sache encore quand, comment ou sous quel format) le film dont la bande-annonce donne un prometteur avant-goût...




Single Peak



Glanés sur l'excellent www.forgottensilver.net (site consacré aux trouvailles de toutes sortes concernant les versions intégrales ou étendues de trésors du septième art), deux adresses permettant d'admirer le travail de Bob Peak, illustrateur de génie méconnu dont les affiches ou posters promos nous accompagnent, sans même qu'on le sache, depuis qu'on a commencé à s'intéresser au cinéma :
- http://www.bobpeak.com/
- http://bobpeak.net/

Des heures à en prendre plein les mirettes (vu les archives empilées) : enjoy...




Justice aveugle





Mais tout n’est pas rose pour autant au sein de la maison de Stan Lee, comme en témoigne le jeu des chaises musicales qui se déroule en ce moment même autour de Daredevil.

D’après l’hebdo américain Variety se trame, en effet, en coulisses des tractations dignes des accords de Yalta : la Fox devant impérativement débuter le tournage d’une adaptation de l’Homme sans peur avant le 10 octobre sous peine de voir les droits du perso repartir chez Marvel.
Ces derniers étant néanmoins prêts à leur laisser du rab en échange du retour du Silver Surfer et de Galactus dans leur giron (afin les intégrer à leur univers et leurs propres films).

A priori hors de question pour les tenants de la Fox, qui veulent à ce point conserver lesdites figures (pour leur propre reboot des Fantastic Four : on s’y perd) qu’ils seraient prêts à laisser repartir le diable rouge en direction de son doux foyer…

Ou, au pire, lancer la production de la plus hasardeuse des manières : venant ainsi d’être cité le nom de Joe Carnahan (L’agence tous risques) comme potentiel remplaçant.
Ce qui veut tout et rien dire et ressemble, en l’occurrence, plus à un effet d’annonce emprunt de provoc qu’autre chose.

Car Carnahan a beau être un dur-à-cuire, ça lui laisserait moins de deux mois pour pondre un script, effectuer les repérages, embaucher une équipe et trouver les acteurs.

C’est dire comme on y croit (et que c’est pas demain la veille qu’on aura droit au retour de Matt Murdock sur les écrans)…


Joss contre les (mauvaises) adaptations



La trêve estivale, on connait pas chez Marvel.

Les cadres de la maison sont ainsi en train de préparer leur plan de domination mondiale portant sur les deux ou trois années à venir, mettant en ce sens aux commandes leur homme providentiel du moment : Joss Whedon.

Le metteur en scène des Avengers s’est, dans un premier temps, ainsi tout naturellement vu confier la suite du triomphe de l’année : projet sur lequel il officiera en tant que réalisateur et scénariste – lui laissant donc (contrairement au précédent film) les coudées totalement franches.

C’est ensuite l’adaptation de l’univers Marvel à la télé que Whedon sera chargé de mettre en place - notamment à travers des séries déjà annoncées sur les Avengers et Hulk.
Rien de plus logique pour un créateur ayant fait ses preuves à travers l’une des titres télévisuels les plus acclamées de son temps, Buffy contre les vampires.

Enfin, et comme une suprême consécration, Joss a officiellement été nommé « grand coordinateur » de l’univers Marvel pour les petit et grand écrans : et sera donc chargé, en plus des films et séries qu’il produira, de superviser toutes les adaptations de la firme afin de maintenir une cohésion entre chaque produit.

Et ainsi instaurer ce fameux univers que le studio recherche depuis qu’ils ont commencé à transposer leurs œuvres en images qui bougent et parlent.

Autrement dit : on n’a pas fini d’en bouffer… 



samedi 11 août 2012

Dredd : nouvelle affiche



On ne sait ce que vaudra le nouveau film consacré au Judge Dredd mais on ne pourra pas dire que les chargés de promo bâclent le boulot tant laissent pantois les diverses affiches qui se succèdent.

Toujours pas de date de sortie annoncée pour l'hexagone malgré les rumeurs positives qui émanent des premières projos outre-Atlantique.

Etrange...


jeudi 9 août 2012

Justice pour tous




Le triomphe des Avengers (mine de rien le troisième plus gros succès de tous les temps derrière Titanic et Avatar : oui, ça laisse rêveur) remet plus que jamais sur le devant de la scène le projet de DC Comics concernant la Justice League of America, bâti sur exactement le même concept (les figures phares de la firme faisant équipe au sein d’une même aventure).

La Warner (propriétaire de DC Comics) vient donc charger Will Beal (scénariste-maison) de s’atteler à un script dont Mark Millar (à qui on n’a rien demandé) croit savoir qu’il empruntera la même direction sombre et réaliste que les œuvres de Nolan – mais on n’est nullement obligé de le croire.

Du côté du metteur en scène, après qu’ait circulé durant des années le le nom de George Miller (Mad Max), c’est désormais celui de Ben Affleck qu’évoque la rumeur du jour.

Choix moins étrange qu’il peut paraître de prime abord dans la mesure où ce dernier entretient une relation privilégiée avec la Warner depuis qu’il est (avec talent) devenu réalisateur.

Même s’il est raisonnable d’émettre quelques doutes sur sa capacité à porter à bout de bras un projet d’une telle envergure.
Et que les mauvaises langues (dont nous ne faisons évidemment pas partie) ne se priveront pas de rappeler que l’unique fois où il a approché l’univers des super-héros, c’était pour incarner Daredevil.

Ouais, c'est sûr que présenté comme ça, ça fait tout de suite moins envie...




mardi 7 août 2012

Vices et vertus



Si l’annonce du tournage de Sin City 2 n’est pas vraiment une surprise après le carton du premier film, les fans (car il y en a) avaient pourtant fini par perdre espoir face aux multiples faux-départs du projet.

Rien moins que bientôt sept ans que ce dernier est annoncé puis repoussé sans raison apparente – si ce n’est la propension de Robert Rodriguez à tourner plus vite que son ombre et enquiller les titres sans jamais prendre le temps de souffler.

Ainsi que la difficulté à rassembler une partie du cast afin d’en souplesse raccorder l’ensemble avec son prédécesseur (chose enfin accomplie avec la confirmation du retour de Mickey Rourke dans le rôle de Marv).

Considéré comme le meilleur segment de la saga (qui en compte sept, on n’a pas fini d’en bouffer), J’ai tué pour elle, qui se déroule chronologiquement avant le premier chapitre, narre les mésaventures de Dwight (incarné par Clive Owen dans le 1) aux prises avec une femme fatale comme les aime Miller.

L’ensemble sera en 3D (peut-être une façon inconsciente pour Rodriguez de tenter de contrer la navrante platitude de la première adaptation) et devrait débarquer d’ici octobre 2013.
Soit le temps, pour le cinéaste, d’entre-temps tourner trois ou quatre autres longs-métrages…


samedi 4 août 2012

Qui plie mais ne rompt pas




Auteur atypique délibérément à l’écart des modes, Taiyou Matsumoto, depuis des années, enchaîne dans son coin les œuvres à part (Amer béton, Number 5, Ping-pong, Gogo monster) qui lui valent d’aujourd’hui occuper une place toute particulière dans l’univers des mangas.

Son dernier titre ne réservera guère de surprises à l’admirateur dans la mesure où il reconnaîtra tout ce qui fait le talent du maître : son trait expressionniste, son refus du manichéisme, son inimitable ton qui parvient à mêler gags visuels et ultra-violence en une sarabande à la parfaite fluidité…

La présente histoire (les pérégrinations, durant l’ère d’Edo, d’un étrange ronin à la troublante innocence qui a décidé de renoncer à la violence et ainsi troquer son sabre contre un bout de bambou) allant peut-être plus loin encore que sa précédente série (l’envoutante Number 5) en terme de contemplatif.

Ce qui intéresse l’auteur, on le ressent rapidement, étant ces régulières digressions oniriques durant lesquels les animaux s'expriment et les protagonistes dissertent sur la vie - quand ils ne sont visités par les âmes de leurs armes, la nuit venue…

En découle un récit décalé : brutal mais apaisé, qui donne à contempler la beauté de l’existence avec le léger recul ironique qui en fait tout le prix.

Car Matsumoto est avant tout un poète : et en bédé comme ailleurs (peut-être plus qu’ailleurs), la chose est suffisamment rare pour être signalée…



Le samouraï bambou de Taiyou Matsumoto - Editions Kana



vendredi 3 août 2012

Oecuménisme





Jésus et Bouddha sont de super potes qui, après plus de deux mille ans à œuvrer des cieux pour le bien de l’humanité, décident de s’offrir un petit break : l’occasion de vacances (incognito, autant que faire se peut) bien méritées sur Terre…

Faut-il être nippon et auteur de manga pour ne serait-ce qu’imaginer tel postulat.
L’occasion pour l’auteur de livrer une série comique imaginant le quotidien des deux divinités au sein d’un Tokyo surpeuplé.

Ne pas pour autant s’attendre à un brulot autour de la religion ni à des pages débordant d’un féroce humour anti-politiquement correct.
Hikaru Nakamura utilise les deux figures sans irrespect, enquillant les gags aussi légers qu’inoffensifs, sa gentille dérision ne pouvant (à la rigueur) heurter que les plus extrêmes des intégristes – et encore…

On pourra, avec beaucoup de bonne volonté, y lire une tentative de réconciliation entre les croyances : mais ce serait loin chercher ce qui ne se présente que comme un sympathique divertissement à feuilleter sur la plage.

Après tout, c’est l’été, hein…



Les vacances de Jésus et Bouddha de Hikaru Nakamura - Editions Kurokawa


jeudi 2 août 2012

Judgment day



Et hop, une petite affiche promo qui en jette pour le Dredd de Pete Travis (même s'il y a toutes les chances qu'elle promette bien plus que ce que le produit offira au final).

Le scénariste/producteur Alex Garland a, il y a peu, déclaré avoir envisagé le film comme le premier segment d'une trilogie : deux autres parties devant suivre (évidemment si le succès est au rendez-vous) afin d'introduire l'ensemble de la mythologie de la bédé comme les Juges Noirs et le Dead World (il serait temps).

Le film sort aux Etats-Unis le 21 septembre et on-ne-sait-quand chez nous : d'ici à ce qu'il débarque directement en Dvd...


Marteau-piqueur




Ce n’est bien évidemment pas l’accueil mitigé réservé à Thor qui allait empêcher la Marvel de lui donner une suite (d’autant moins après le carton des Avengers), bien que celle-ci ait connu quelques ratés au démarrage.

Kenneth Brannagh, réalisateur (controversé) du premier film laisse ainsi sa place à l’inconnu Alan Taylor, qui s’est fait la main sur quelques séries t.v. haut-de-gamme (Mad Men, Rome, Les soprano, Le trône de fer) et dont ce sera la première mise en scène pour le ciné : choix qui laisse penser que le studio a opté pour un efficace artisan un peu plus malléable que le cinéaste britannique.

Mads Mikkelsen (Casino Royale), de son côté longtemps annoncé en bad guy, est finalement remplacé par le tout aussi compétent Christopher Eccleston (28 jours plus tard, G.I. Joe) qui incarnera, c’est désormais officiel, l’affreux Malekith (rien que son nom effraie) : elfe noir aux pouvoirs surpuissants, banni par Odin et qui viendra s’associer au fourbe Loki afin de donner du fil à retordre au dieu du marteau (même si je parie qu’ils seront vaincus à la fin - non sans avoir néanmoins fait souffrir leurs gentils adversaires et même, un temps, espéré la victoire. Les sots).

On peut, du coup, imaginer que l’action de l’ensemble désertera la Terre du premier volet pour aller prendre place sur l’un des neuf royaumes d’Asgard et ainsi plus verser dans la fantasy que le produit originel.rtalfheim

Le reste du casting (Chris Hewsworth, Natalie Portman, Anthony Hopkins, Tom Hiddleston et les autres), quant à lui, rempile joyeusement, ce qui devrait permettre au tournage de, sous peu, débuter – ce qui serait, mine de rien, une sacrée bonne idée vu que la sortie est déjà programmée pour novembre prochain.

Eh oui, déjà… 





mercredi 1 août 2012

Batman, encore...




Des fois qu’on n’ait pas suffisamment bouffé de Batman, voici que MTV propose (à la vente sur le territoire U.S. d’ici septembre en Dvd et Blu-Ray. Pas de sortie annoncée de ce côté-ci de l’Atlantique) l’arlésienne qu’on a attendue des années durant : rien moins que l’adaptation du Dark Knight Returns de Frank Miller.

Alors, on résume pour ceux qui rentrent à peine de leur île déserte où ils séjournaient depuis plus de vingt-cinq ans : Dark Knight Returns c’est, en vrac :
- l’une des meilleures bédés de l’Histoire
- l’un des meilleurs (si ce n’est LE meilleur) récit mettant en scène le Chevalier Noir
- le titre-référence de son auteur (qui n’en manque pourtant pas)
- l’ouvrage qui (avec les Watchmen de Moore et Gibbons) a fait entrer les comic-books dans l’âge adulte
- la principale inspiration de Nolan concernant sa trilogie, l’immense ombre de Miller planant sur les trois films comme un évident aveu de filiation

Un tel monument que Clint Eastwood lui-même s’y était un temps penché – ce qui n’est guère étonnant quand on constate que la plupart des thèmes traités (le vieillissement, la question de la justice sommaire, la déliquescence d’une société en plein chaos, la place du héros au sein d'un monde qui sombre) occupent l'essetiel de la filmographie du cinéaste-acteur depuis trente ans.

C’est donc la case dessin animé qui aura été choisie et, sans porter de jugement hâtif sur le talent des intervenants (le réalisateur Jay Oliva étant un habitué des adaptations de super-héros), le moins qu'on puisse dire est que le trailer dévoilé rend plus que dubitatif.

Les images visionnées laissant entrevoir une animation vieillotte, un découpage figé et un respect de l’œuvre qui vire au décalque pur et simple (sans parvenir, ce qui est plus problématique, à en restituer ne serait-ce qu'un centième de la puissance)…
Impression peut-être érronée mais qui n'incite, en tous cas, aucunement à attendre l’ensemble avec la plus grande impatience : premiers éléments de réponse d'ici un peu plus d'un mois...





mardi 31 juillet 2012

Nouvelles du front



- John Leguizamo, grand cabot devant l'éternel qui ignore jusqu'au sens même du mot "sobriété" (suffit de voir ses prestations dans Romeo + Juliette, Spawn, Summer of Sam, Land of the Dead ou n'importe lequel de ses films, en fait), rejoint l'équipe de bad guys composant la garde rapprochée de Mother Fucker, méchant en chef de  Kick-Ass 2.
Ce qui nous promet un trop-plein de subtilité en perspective...

- le tournage de The Wolverine (titre officiel, ô combien recherché, de la suite de Wolverine) vient de débuter en Australie : on en veut pour preuve les quelques images glanées ci-dessous qui confirment que Hugh Jackman, en digne héritier des préceptes de l'Actor' Studio, n'hésite pas à s'investir à fond dans ses rôles - étant allé jusqu'à se faire pousser les célèbres favoris du mutant de Marvel.
Clair que ça rigole pas...




lundi 30 juillet 2012

Number One





D'Ichi, on connait surtout ici son adaptation cinématographique effectuée par Takashi Miike, datant de 2001 et dont l'extrémisme (tortures, gore à outrance et déviances en tous genres) ne dépareillait, certes, aucunement au sein de la filmographie du cinéaste.

C’est donc une surprise de  constater, à l’occasion de la publication en France du manga qui l’a inspiré, que le film, dont on pensait les idées les plus barrées tout droit sorties de l’esprit dérangé de Miike, ne faisait en fait qu’en suivre les pages au quasi-mot près.

Hideo Yamamoto (auteur d’un Homunculus paraît-il déjà bien gratiné) n’a en effet besoin de personne pour, en quelques cases à peine, installer une atmosphère viciée, saturée de sadisme et d’ultra-violence.
Et à ce point pousser les curseurs dans le rouge que le lecteur occidental se verra, au fur et à mesure de la narration, à plusieurs reprises hausser le sourcil…

Rien d’exceptionnel ni de foncièrement original dans le déroulement du récit mais Yamamoto maitrise suffisamment ses trait et découpage pour ne pas ennuyer et donner envie de lire la suite (le tome 8 sort le 22 août, la série étant prévue en dix).

Ce qui n’était pas forcément le cas du film de Miike, peut-être fidèle au matériau d'origine mais d’un leeeent… 



Ichi the Killer de Hideo Yamamoto – Editions Tonkam




Le monde de Joann



Rendre compte en temps réel de l'actu de Joann Sfar, l'homme qui crée plus vite que son ombre, nécessiterait un blog lui étant entièrement consacré.

Signalons néanmoins que le bonhomme, qui cause et écrit aussi bien qu'il dessine (parfois même mieux), est intervenu au sein d'On n'a pas fini d'en lire, diffusé sur France Inter, afin de fort bien parler de Bilbo le Hobbit.
Emission pouvant être réécoutée (jusqu'en 2015, nul besoin de se presser) en podcast : http://www.franceinter.fr/emission-on-n-a-pas-fini-d-en-lire-bilbo-le-hobbit-de-jrr-tolkien-par-joann-sfar

Profitons-en pour rappeler que l'auteur tient sur le site de Télérama, depuis mi-mai, une chronique dessinée que toute personne de goût se doit de quotidiennement consulter : http://www.telerama.fr/journal-de-merde-par-joann-sfar/

A se demander comment il fait...


Vengeance is mine



Déjà en biz concernant une série t.v. autour de Hulk (voir news du 19/07), Marvel et la chaîne ABC enclenchent la seconde avec l’annonce, ce week-end, d’une possible déclinaison sur petit écran de l’univers des Avengers.

Confortées par le triomphe du film de Joss Whedon mais conscientes que le potentiel de la franchise ne saurait être correctement exploité en films, les têtes pensantes de Marvel verraient d’un bon œil certains de leurs super-héros s’épanouir au sein d’un format qui respecterait mieux qu’un long-métrage l’ambiance feuilletonnesque des parutions papier.

Peut-être peut-on même y saisir la raison du retard accumulé par le projet Hulk, ce dernier pouvant être incorporé au sein de l’équipe des Vengeurs – un crossover restant de toute façon hautement probable, dès lors que les personnages évolueraient sur le même network.

On aura de toute façon, d’ici l’hypothétique mise en route de l’ensemble, largement le temps d’y revenir…


dimanche 29 juillet 2012

Second class




Le prequel des X-men, First Class, ayant accompli sa mission (faire oublier le troisième épisode de Brett Ratner et cartonner au box-office afin de faire repartir la franchise sur de bons rails), voici que se profile tout naturellement la suite, à priori toujours réalisée par Matthew Vaughn (qui a décidément pris goût aux adaptations de comic-book depuis son Kick-Ass).

Là où l’affaire devient intéressante, c’est que de nombreuses rumeurs laissent entendre que ce deuxième épisode pourrait prendre pour base le Days of Future Past, issu du tandem Chris Claremont / John Byrne et considéré comme l’un des meilleures épisodes de la saga, toutes époques confondues.

L’histoire voit une Kitty Pride du futur investir son moi présent afin de prévenir la fine équipe de l’avenir cataclysmique qui les attend : la tyrannie des Sentinelles  traquant, parquant et exterminant tout mutant sur la planète.
Situation ayant vu le jour à la suite de l’assassinat du sénateur Kelly par la Confrérie de Mystique, évènement que Pride entend bien empêcher pour changer le cours du destin…

Script des plus émoustillants (et dont on peut penser qu’il a influencé bien des choses – à commencer par le Terminator de James Cameron), à même de faire passer l’univers cinématographique des X-Men à la vitesse supérieure et dépasser le cadre de l’aimable divertissement que constituait le reboot de l’année dernière.

Encore faudra-t-il que les auteurs osent aller au bout de leur logique, sans censurer la violence et la noirceur que réclame le traitement.
Surtout quand on sait, notamment, que plusieurs des protagonistes sont censés rester sur le carreau…



samedi 28 juillet 2012

Redline (Takeshi Koike - 2009)



La course de voitures clandestine la plus difficile et la plus mortelle de l’univers vient de commencer ! Pour remporter la finale, JP et Sonoshee affrontent les conducteurs les plus fous dans leur impressionnant véhicule lourdement armé et filant à toute allure. Qui survivra et remportera la victoire ? (résumé www.allocine.fr)

Il est permis d'être, au premier abord, un poil déçu par ce Redline dont on entend causer comme le renouveau (voire le futur) de l'animation nippone depuis la flateuse réputation qu'il s'est taillé en parcourant les festivals du monde entier (dont Locarno, il y a trois ans).

C'est que le film de Takeshi Koike (notamment auteur du segment World Record de l'anthologie Animatrix) ne brille pas vraiment par son scénario - basique, pour ne pas dire bateau - qui ne s'écarte que fort peu du pitch narré plus haut et n'utilise en définitive quasiment aucune des charismatiques figures présentées en début de métrage, les deux protagonnistes mis à part.

Car l'essentiel est en fait ailleurs : dans ce graphisme qui donne à voir les courses automobiles parmi les plus démentielles jamais conçues, qui tente de (et parvient à ) reproduire la sensation de vitesse comme rarement vue sur un écran, qui instaure un sentiment presque jouissif à suivre ces bolides futuristes se tirer la bourre dans une totale absence de subtilité.

Le mérite à sept (!) ans de boulot titanesque auxquels parvient à rendre justice une animation à l'ancienne ( lire : entièrement effectuée à la main sans aucun ajout numérique).

Le résultat est tel qu'on a d'ailleurs l'impression de contempler une version animée du mirifique Speed Racer des Wachowski, Koike parvenant au final au même paradoxal mélange de déchaînement non-stop et de poésie en apesanteur - avec, en bonus, l'inimatable petite touche d'humour décalé typiquement asiatique.

En espérant ne pas devoir patienter près d'une décennie pour visionner son prochain effort...

(disponible en Blu-Ray et Dvd)






jeudi 26 juillet 2012

Plus de place en enfer



Le succès planétaire du Walking Dead(depuis décliné en série t.v.) a rappelé qu’outre le ciné, les morts-vivants avaient également leur place dans l’univers du neuvième art.

Raison amplement suffisante pour que, dans la foulée, débarque cohorte de suiveurs à l’ambition avouée de réitérer le carton initié par la paire Kirman/Adlar.

On distinguera forcément parmi ceux-ci Garth Ennis, l’un des meilleurs scénaristes des deux dernières décennies que ses œuvres (entre autres Preacher, Punisher, The Boys : pour les chanceux qui ne les connaissent pas encore) ont installé aux côtés des Alan Moore, Grant Morrison ou son presqu’homonyme Warren Ellis au panthéon des plus grands auteurs de comic-book.

Sa nouvelle série, Crossed, puisque c’est d’elle dont il s’agit, reprend donc le classique thème des survivants pourchassés par des monstres (en l’occurrence des « infectés »au visage marqué d’une balafre en forme de croix : ceci pour le titre) au sein de paysages post-apocalyptiques désolés.

Si ce n’est qu’à l’atmosphère finalement très plan-plan de Walking Dead (qui préfère s’attacher à la réaction émotionnelle des derniers humains face à la catastrophe plutôt qu’à cette dernière), Ennis, fidèle à sa devise selon laquelle « trop n’est jamais assez », substitue une ambiance apocalyptique, barbare et ultra-violente qui aboutit à un résultat délibérément choquant.

Viols, cannibalisme, éventrations, démembrements…
L’auteur, en adéquation avec lui-même, ne censure rien des déviances causées par le fléau : poussant si loin le bouchon que survient presque une sensation de « trop ».
Flirtant dangereusement avec la violence gratuite tout en restant, comme à son habitude, miraculeusement sur la tranche.
Parvenant même à faire surgir un sentiment quasi-inconnu d’un lecteur de bédé : la peur.

L'inconfort qui se dégage peu à peu de l’ensemble et la nausée ressentie à la lecture permettant de rendre compte d’une étrange sensation de fin du monde et de réelle sauvagerie comme peu d’œuvres ont su le faire.
Prouvant, si besoin était, qu’Ennis reste un maître en son genre, maitrisant son art comme personne.

On est impatient de parcourir la suite.



Crossed de Garth Ennis (scénario) et Jacen Burrows (dessins) - Editions Milady



mardi 24 juillet 2012

Kick Balls



Que le volume 2 du Kick-Ass du tandem Mark Millar/John Romita Jr (subtilement sous-titré Balls to the Wall : soit quelque chose comme "les couilles au mur") n’ait pas soulevé l’enthousiasme général (les avis causant d’une « suite inutile à la violence gratuite et complaisante »), ne va bien entendu pas empêcher Lionsgate de donner le feu vert à son adaptation – ce qui n’étonnera que ceux qui ignorent les recettes du premier film.

Même si, surprise, Matthew Vaughn (entre-temps parti réaliser X-Men : First Class) laissera sa place de metteur en scène au dénommé Jeff Wadlow, dont le seul titre de gloire (un Never Back Down qui a tout du direct-to-video) n’incite pas forcément à l’optimisme…

Si on ne sait pas encore à quel point le script s’écartera de la bédé, Christopher Mintz-Plasse (dont le Red Mist, seul méchant survivant, a pris du galon pour se muer en féroce Mother Fucker, à la tête de sa propre armée de super-vilains) a confirmé, lors du dernier Comic-Con, que le film à venir promettait de se poser en version XL du premier épisode, notamment au niveau du gore et de la violence (ce genre de déclaration ne concernant, bien entendu, que ceux qui y croient).

Comme pour prouver cette note d’intention, le directeur de casting est, paraît-il, d’ailleurs en ce moment à la recherche d’une « actrice de 25 à 40 ans, grande et très solidement bâtie » pour incarner Mother Russia, garde du corps extrêmement vindicative du susnommé Mother Fucker.

Début du tournage d'ici un mois...






lundi 23 juillet 2012

Man of Steel : nouveau nouveau trailer



S'il est difficile de faire le tri entre les vraies images pirates chopées par les fans et les fuites savamment orchestrées par la Warner, néanmoins pas un jour qui passe sans de nouvelles images concernant l'adaptation évènementielle de l'année prochaine fassent leur apparition.

Faisant donc suite au beau teaser découvert ce week-end, un trailer (apparement capté durant le dernier Comic-Con de San Diego) qui dévoile beaucoup plus du côté spectaculaire de l'entreprise (c'est pas Snyder qui réalise pour rien) et laisse entrevoir un côté iconique et bigger than life trop souvent absent des films mettant en scène des super-héros.
En attendant de pouvoir juger sur une meilleure qualité parce qu'en l'état ça pique un peu les yeux.

Qui eut crû qu'on en viendrait, un jour, à attendre (et en plus avec une certaine envie) un film de Zack Snyder ?...






dimanche 22 juillet 2012

Teenage Alien Ninja Turtles




Cowabunga ! : estimant sans doute que cela faisait trop longtemps que n’avait retenti au sein des salles obscures le cri de guerre des Tortues Ninja, Michael Bay (Bad Boys, Transformers : homme de goût s’il en est) a décidé de lancer le reboot de la franchise.
Faisant ainsi frétiller d’excitation tout un public geek prêt à céder au plaisir régressif de se vautrer devant une aventure des idoles de leur enfance.

D’autant que contrairement à la pelloche d’animation de Kevin Munro de 2007, c’est bien un film live qui est annoncé, Bay dépêchant aussitôt un de ses yes-man (Jonathan Liebesman) pour mener à bien l’entreprise.

Mais Michael restant Bay (un sale gosse qui n’aime rien tant que casser les jouets qu’on met à sa disposition), il est immédiatement parvenu à se mettre tout fan à dos en déclarant vouloir modifier le concept de base et faire des tortues, non plus des animaux transformés par un liquide radioactif (en un clin d'oeil appuyé à Daredevil) mais des extra-terrestres accidentellement débarqués sur Terre !

Tandis qu’aux acteurs déguisés en tortues combattantes seraient substituées des silhouettes en CGI intégrées grâce à la technique de la motion-capture (à la manière des primates de La planète des singes : les origines).

Si on ajoute que Kevin Eastman (co-créateur du comic-book d’origine et partie prenante dans le processus créatif du présent projet) milite pour des scènes d'action sales et sanglantes à la manière de celles de The Raid (et, de fait, proches de la bédé telle qu’elle a été créé), on comprend que Paramount ait décidé de provisoirement repousser le tournage.

Le temps, selon le studio, de laisser leurs gros films à sortir dégager le terrain. 
Ou plus vraisemblablement, d’après des sources officieuses, de réécrire le script et orienter l’ensemble vers une nouvelle direction, l'actuelle ne contentant personne.

Dommage, le premier concept-art apparu sur le net (voir ci-dessous) avait une certaine gueule...









samedi 21 juillet 2012

La brute et les truands




« Goon » : mot anglais désignant une brute épaisse ou un bourrin et qui, en l’occurrence, définit de parfaite manière le comic-book d’Eric Powell.

La série suit les aventures du Goon en question, homme de main musculeux (mais plus finaud qu’il n’y paraît) d’un mafioso disparu, qui a repris ses trafics divers et passe son temps à se tabasser avec toute la vermine des environs.
Rien de plus classique si ce n’est que la vermine en question se compose de zombies, sorcières, goules et autres poulpes géants (les environs faisant, pour leur part, furieusement penser à la Transylvannie de Bram Stoker)…

Prétexte à l’auteur pour signer une véritable déclaration d’amour au genre en même temps qu’une bonne tranche de rigolade : une sorte de Hellboy qui partageait le même univers mais ne se prendrait aucunement au sérieux (le perso de Mignola est d’ailleurs une fois intervenu dans une aventure, les deux anti-héros partageant le même éditeur).

Le titre, preuve de sa popularité outre-atlantique, est depuis quelques années dans les starting-blocks pour être adapté en animation, un long-métrage produit par Fincher ayant même été sur le point de voir le jour (comme le montre plus bas le teaser qui avait commencé à tourner sur la toile).

Mais alors que tout semblait au point mort pour cause de manque de dollars, Powell vient de déclarer vouloir tout reprendre à zéro et lui-même produire un court-métrage qui lui servirait de carte de visite afin de démarcher les studios (la suite dans le lien : http://www.newsarama.com/common/media/video/player.php?aid=46949)

Le souci étant qu’il s’est depuis arrêté de dessiner et que le lecteur accro est quelque peu en manque…









Teaser Returns



Le lien d'hier n'ayant tenu que quelques heures, voici que nous en revient (pour combien de temps ?) un tout neuf permettant, qui plus est, de visionner le teaser en qualité optimale.

C'est toujours aussi bref mais ça donne toujours envie d'en voir plus.
Probable que la suite devrait arriver d'ici peu...





vendredi 20 juillet 2012

Nouvelles du front



- comme supposé, la remplaçante de Jessica Biel pour le rôle de Vipère n'aura pas mis longtemps à être dénichée puisqu'on vient d'apprendre que Svetlana Khodchenkova (notamment apparue dans La taupe) intègre le casting de The Wolverine.
Non pas qu'on imagine ça change grand-chose au film à venir mais à Globulle, il n'y a pas de petites infos...

- en exclusivité supra-mondiale (tellement exclusive qu'on soupçonne le lien qui suit de la plus totale illégalité : la vidéo y apparaissant ayant été captée, à l'aide d'un simple téléphone, par un spectateur en salle), le teaser du Man of Steel de Zack Snyder vient de faire son apparition (juste avant les projections de The Dark Knight Rises qui sort aujourd'hui outre-atlantique).
On y voit quasiment rien (le film étant encore en tournage) mais faut avouer qu'intrigue le ton délibérément élégiaque du tout, sans compter les images finales de Superman fendant le ciel qui font toujours leur petit effet...

http://youtu.be/qAmNLMqCvcE