dimanche 21 avril 2013

Chauve qui peut




Principalement connu grâce à sa saga 100 bullets (pour laquelle le pape songerait, paraît-il, à le canoniser), Brian Azzarello est également l’auteur de plusieurs opus qui se plaisent à revisiter l’imagerie DC Comics.
 
Témoin ce Lex Luthor qui, comme l’indique son titre, nous invite à partager les pensées de l’ennemi mortel de Superman (la plupart des textes de l’album sont des voix-off directement extraites de son esprit).
La brillante idée du récit étant de le présenter non comme le cinglé mégalo qu’on a l’habitude de croiser mais comme un ingénieur philanthrope et génial visionnaire qui ressent la présence du natif de Krypton comme une réelle menace pour la planète.
 
« Tous les hommes naissent libres et égaux : mais tu n’es pas un homme. Tu as décidé de protéger l’humanité : mais quand tu ne seras plus de leur côté, qui les protégera de toi ? »
Pertinentes questions qui permettent à Azzarello de construire une intrigue toute en noirceur et manipulations comme il les aime.
 
Le dessin photo-réaliste de Lee Bermejo accentuant, de son côté, la froideur d’un ensemble qui donne à découvrir la mythologie de l’Homme d’Acier sous un autre angle (même qu’il serait avisé de la prendre comme exemple en cas de suite au film à sortir de Snyder).
 
Les deux se sont d’ailleurs tellement bien entendus qu’ils remettront le couvert, trois ans plus tard, pour un Joker tout aussi réussi.
 
 
 
Lex Luthor de Brian Azzarello (scénario) et Lee Berjemo (dessins) - Panini Comics (2006)
 

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